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08/03/2013 03:59 EST | Actualisé 07/05/2013 05:12 EDT

Hausse de taxes : les milieux agricole et forestier réclament des mesures d'urgence

Les milieux agricole, forestier et écologiste unissent leurs voix pour réclamer une réforme de la fiscalité municipale afin de protéger les exploitations et assurer leur survie.

Ils demandent au ministère des Affaires municipales une révision en profondeur du système de taxation. Selon eux, le système actuel a montré ses effets pervers au cours des dernières semaines.

Rappelons que certaines fermes sur le territoire de la Ville de Québec ont vu leur compte de taxes exploser. C'est le cas dans le secteur de Beauport, où des fermiers ont vu leur compte de taxes augmenter de 1000 %.

Jean-Pierre Dansereau, ingénieur forestier directeur général du Syndicat des propriétaires forestiers de la région de Québec, estime que le système actuel punit les acteurs du milieu forestier.

« Est-ce que c'est au système de taxation de venir déterminer quelle sera la vocation d'un territoire ou aux propriétaires de ces terrains-là? On peut tenir compte de la réalité, du fait qu'une ville s'agrandit et change, mais quand c'est le système de taxation qui vient faire le jeu des gens qui sont des développeurs, qui veulent l'étalement urbain, on ne croit pas que ce soit approprié », affirme-t-il.

Les propriétaires de terres agricoles en milieu urbain ne sont pas les seuls à être menacés en raison de la hausse des taxes municipales. Le secteur forestier est également touché.

Denis Labonté, propriétaire d'une terre à bois à Lévis, dit avoir subi une hausse de son compte de taxes de l'ordre de 875 %. « On subit une grande évaluation et ça met en péril la relève forestière carrément dans nos secteurs », déplore M. Labonté.

Les milieux agricoles, forestiers et écologistes doivent rencontrer l'administration Labeaume le 19 mars pour discuter du dossier. L'Union des producteurs agricoles (UPA) sollicite elle aussi l'aide du maire. Régis Labeaume compte soutenir l'UPA dans ses démarches pour faire bouger le gouvernement provincial, qui est le seul à pouvoir modifier le système de taxation.