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08/03/2013 02:50 EST | Actualisé 08/05/2013 05:12 EDT

Gendre de Ben Laden: la Maison Blanche défend le choix d'un tribunal fédéral

La Maison Blanche a défendu vendredi sa décision de déférer le gendre d'Oussama ben Laden devant un tribunal fédéral civil, après que des élus républicains eurent réclamé son renvoi devant une juridiction militaire d'exception.

Le porte-parole adjoint de l'exécutif américain, Josh Earnest, a assuré que l'idée de déférer Souleymane Abou Ghaith devant un tribunal de New York avait fait l'objet d'un "consensus" au sein de l'administration, que ce soit le département de la Justice ou les agences de renseignement.

M. Earnest a rappelé que plusieurs suspects de terrorisme, dont le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab qui avait tenté de faire sauter un avion de ligne en approche de Detroit (Michigan, nord) en décembre 2009, avaient été poursuivis et condamnés par des tribunaux civils.

Abou Ghaith a plaidé non coupable vendredi après avoir été formellement inculpé pour complot "dans le but de tuer des ressortissants américains", selon le ministère de la Justice.

Selon le journal turc Hürriyet et le New York Times, il a été arrêté fin janvier à Ankara puis expulsé vers la Jordanie. Il a ensuite été arrêté par des agents de la CIA sur le sol jordanien et conduit aux Etats-Unis, affirme le quotidien.

Son arrestation a ranimé le débat sur la question de savoir si les suspects de terrorisme devaient être jugés par une juridiction civile ou militaire, comme celle de Guantanamo, à Cuba: des parlementaires républicains ont protesté dès jeudi contre son transfert à New York.

"Nous devons traiter les ennemis combattants comme des ennemis, le système judiciaire américain n'est pas un lieu adapté", a déclaré Mike Rogers, président républicain de la commission du renseignement de la Chambre des représentants. "Le président doit envoyer tous les membres d'Al-Qaïda capturés à Guantanamo".

Le sénateur texan, John Carnyn, a fustigé l'administration Obama de ne pas avoir informé le Congrès de cette arrestation. Guantanamo, a-t-il insisté dans un communiqué, est "le seul endroit où nous devrions détenir les ennemis combattants les plus dangereux. Point final".

col-tq/rap