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08/03/2013 09:36 EST | Actualisé 08/05/2013 05:12 EDT

Étiquetage de la viande aux États-Unis: Ottawa pourrait répliquer

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SAN FRANCISCO - JUNE 24: Carlos Vasquez monitors ground beef as it passes through a machine that makes hamburger patties at a meat packing and distribution facility June 24, 2008 in San Francisco, California. Livestock owners are experiencing a sharp increase in the price of corn-based animal feed as corn and soybean prices skyrocket due to an estimated 2 million acres of crop damage from the recent Midwest flooding and the continually rising fuel costs. Due to the increase in feed costs, consumers which will get hit in the wallet as prices of meat, dairy and eggs are expected to increase sharply. (Photo by Justin Sullivan/Getty Images)

Le gouvernement canadien a averti qu'il pourrait user de mesures de rétorsion contre les États-Unis s'ils instaurent une nouvelle règle commerciale plus restrictive sur la façon d'étiqueter les exportations de produits de boeuf et de porc.

Une proposition du département américain de l'Agriculture, annoncée vendredi, demanderait aux producteurs étrangers d'inscrire sur les paquets de produits de la viande le lieu de naissance, d'élevage et d'abattage de l'animal, ainsi que d'autres restrictions sur l'empaquetage.

Le ministre canadien de l'Agriculture, Gerry Ritz, a répliqué dans un communiqué que «les modifications proposées vont accentuer la discrimination à l'égard des exportations de bovins et de porcs du Canada et les dommages causés à l'industrie canadienne».

Les États-Unis affirment que cette nouvelle règle se soumettrait à une décision de l'Organisation mondiale du commerce, prise l'an dernier, qui avait tranché que les règles américaines d'étiquetage du pays d'origine discriminaient contre le Canada et le Mexique.

Le gouvernement canadien a fait valoir qu'un an après que cette règle fut imposée par Washington en 2008, les expéditions de boeuf vers les États-Unis ont chuté de moitié et les exportations des porcs de boucherie ont baissé de 58 pour cent.

M. Ritz a indiqué que le gouvernement était «très déçu» et a déclaré que les mesures accentueraient la discrimination envers les produits canadiens.

«Notre gouvernement envisagera toutes les options, y compris la prise de mesures de rétorsion, si les États-Unis ne se conforment pas à leurs obligations devant l'OMC d'ici le 23 mai 2013», a-t-il déclaré.

La Canadian Cattlemen's Association, la principale association de producteurs de boeufs du pays, ainsi que le Conseil canadien du porc, ont émis des communiqués dimanche disant qu'ils partagent les préoccupations d'Ottawa.

Le Conseil du porc estime que la réglementation actuelle du gouvernement américain a déjà coûté environ un milliard de dollars par année en exportations réduites de viande.

Dans un communiqué, le groupe a dénoncé que si la nouvelle réglementation devait remédier à la discrimination envers le Canada telle que dénoncée par l'OMC, elle ne fait, plutôt, qu'aggraver le problème.

Le département américain de l'Agriculture soutient que sa réglementation de pays d'origine existe pour aider les consommateurs à prendre des décisions informées sur les produits alimentaires qu'ils achètent.