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08/03/2013 09:20 EST | Actualisé 08/05/2013 05:12 EDT

Espagne: le gouvernement renforce la législation antidopage

Le gouvernement espagnol a annoncé vendredi avoir adopté un nouveau projet de loi antidopage afin d'harmoniser la législation du pays, dont la capitale est candidate à l'organisation des jeux Olympiques 2020, avec le Code mondial antidopage.

Cette annonce intervient à quelques jours de la visite à Madrid (18-21 mars) de la commission d'évaluation du Comité international olympique (CIO) et en plein procès de l'affaire Puerto, sept ans après le coup de filet de la Garde civile qui avait démantelé un vaste réseau de dopage sanguin, mais n'a abouti pour l'heure qu'à une poignée de sanctions.

S'il n'a pas été élaboré spécialement dans cette optique, ce texte va "sans doute aider" la candidature de Madrid aux JO-2020, a déclaré le ministre des Sports José Ignacio Wert, lors d'une conférence de presse.

Ce projet de loi organique de "protection de la santé du sportif et de la lutte contre le dopage dans l'activité sportive" est "beaucoup plus large que la réglementation antérieure" datant de 2006, a ajouté la porte-parole du gouvernement Soraya Saenz de Santamaria.

La future loi, assurée d'être adoptée au parlement où le parti gouvernemental est majoritaire, "a pour objectif fondamental la protection totale de la santé des sportifs, l'accroissement de la lutte contre le dopage et de l'indépendance de l'agence compétente", a-t-elle ajouté.

Ce nouveau texte augmente les compétences de l'agence antidopage et autorise des contrôles exceptionnels entre 23H00 et 06H00, mais qui devront être motivés.

Le texte ne reconnaît pas, à l'inverse d'autres pays, la consommation de produits dopants comme un délit. Mais il augmente les sanctions financières jusqu'à 400.000 euros et prévoit la création d'un tribunal arbitral du sport qui devrait remplacer le comité espagnol de discipline sportive avec une section spécialisée dans le dopage.

Une première loi antidopage avait été adoptée fin 2006, peu après le début de l'affaire Puerto.

Dans le procès qui s'est ouvert le 28 janvier à Madrid, sept ans après, les cinq accusés sont jugés pour "délit contre la santé publique" et non pour incitation au dopage puisque ce délit n'existait pas à l'époque des faits.

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