POLITIQUE
08/03/2013 03:13 EST | Actualisé 08/05/2013 05:12 EDT

Québec annonce deux nouvelles mesures de dépistage du cancer colorectal

Alamy

MONTRÉAL - Québec espère avoir trouvé une solution pour réduire de façon très significative les listes d'attente pour une coloscopie.

Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, a annoncé vendredi en marge du Forum national sur le plan d'action en cancérologie, à Montréal, deux nouvelles mesures pour améliorer le dépistage du cancer colorectal.

Le dépistage de première ligne de ce cancer, qui était surtout effectué par coloscopie jusqu'à maintenant, peut désormais être réalisé par un nouveau test qui ne nécessite qu'une prise d'échantillon de selles. Ce test, appelé test FIT (Fecal Immunochemical Test) peut déterminer la présence ou non de polypes par la détection de sang occulte dans les échantillons.

Seuls les patients dont le test est positif auront ensuite besoin d'une coloscopie, ce qui élimine les examens inutiles et, à terme, devrait considérablement alléger les listes d'attente.

La première mesure est de rendre le test FIT disponible à travers le réseau pour ce que l'on appelle le dépistage opportuniste, soit lorsqu'un patient rencontre son médecin de famille et que celui-ci juge qu'il se trouve dans la catégorie des personnes plus à risque. Cette mesure implique un déboursé non récurrent de 300 000$ pour l'implantation du laboratoire d'analyse du test, qui sera situé au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) et un déboursé récurrent de 600 000$ pour mener les tests sur une base continue.

La deuxième mesure, qui représente un investissement de 7 millions $, consiste à déployer la phase deux du dépistage systématique du cancer colorectal de toutes les personnes âgées de 50 à 74 ans sur les territoires de huit sites pilotes, situés en Montérégie, à Montréal, à Québec, en Mauricie-Centre-du-Québec, dans le Bas-Saint-Laurent et dans Chaudière-Appalaches.

Là aussi, le test FIT sera utilisé de manière à éviter d'imposer des coloscopies aux patients qui n'en n'ont pas besoin. Ce test sera disponible dans les huit sites-pilotes d'ici la fin de mars et sera disponible à travers le Québec pour le dépistage opportuniste d'ici le mois de juin.