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08/03/2013 11:33 EST | Actualisé 08/05/2013 05:12 EDT

De Courcy annonce un changement de culture et le départ de la pdg de l'OQLF

MONTRÉAL - La présidente-directrice générale de l'Office québécois de la langue française, Louise Marchand, quitte son poste, dans la foulée de changements qui seront apportés aux façons de faire de l'Office. La ministre Diane De Courcy y veut un changement de culture.

La ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane De Courcy, a dévoilé vendredi à Montréal une série de mesures qui seront adoptées afin de privilégier une approche qui met l'accent sur la collaboration entre les entreprises et l'Office.

Au cours d'une rencontre avec la presse à Montréal, la ministre De Courcy a assuré que Mme Marchand quittait son poste «de son plein gré» et qu'elle serait réaffectée à un autre poste.

Le sous-ministre Jacques Beauchemin assurera l'intérim, le temps de trouver un titulaire pour le poste. C'est d'ailleurs lui qui «dressera la table pour un changement dans les semaines qui viennent», a précisé la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, aussi responsable de la Loi 101.

«Il y a des changements et une culture organisationnelle importante à modifier, des changements qui méritent toute notre attention», a expliqué la ministre De Courcy, qui veut à l'Office «un changement de cap». Ce virage doit être axé sur le «service à la clientèle», a-t-elle plaidé.

Également, les entreprises qui font l'objet de plaintes seront rencontrées préalablement à une visite et mieux informées.

Aussi, un poste de répondant sera créé pour s'assurer de la qualité du service, afin que les entreprises puissent exprimer leur désaccord, le cas échéant.

Du même souffle, la ministre a dévoilé le rapport de vérification interne qu'elle avait demandé à la suite des critiques dont l'Office avait été l'objet à la suite du «pastagate». Cette controverse avait éclaté après que des médias eurent rendue publique l'intervention d'un employé de l'Office qui demandait à un restaurant de changer le terme «pasta», sur son menu, pour «pâtes». On avait ensuite découvert que ce cas n'était pas unique.

«Les pastas, en effet, on a tous trouvé la sauce aigre-douce un peu. Oui, il y a eu cet incident-là, mais il n'y a pas eu que cet incident-là. Il y a surtout eu, je dirais, le symptôme que sont ces incidents-là, à savoir que notre organisation qu'est l'Office, manifestement, a besoin de changements», a résumé la ministre De Courcy.

«J'ai vu cet ensemble-là comme étant une crise, une grosse crise. Quand même! Soixante pays dans le monde (qui ont repris l'information), on n'a pas tous été très fiers, hein? Mais je vois aussi que c'est une opportunité» pour changer les choses, a-t-elle conclu.