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08/03/2013 04:47 EST | Actualisé 08/05/2013 05:12 EDT

Cardinaux qualifiés de "12 salopards": l'association s'excuse mais persiste

Une association américaine de victimes de prêtres pédophiles qui avait comparé des cardinaux qu'elle accuse d'avoir couvert ce scandale à "Douze salopards" a présenté ses excuses quant au choix de ce terme, tout en appelant à regarder "ce qui compte vraiment".

"Nous présentons de sincères excuses si nous avons offensé quiconque en utilisant l'expression +Douze salopards+", écrit le Snap (Survivors Network of those Abused by Priests) dans un communiqué.

"Mais nous espérons que les catholiques et les citoyens, au Canada et d'ailleurs, vont se concentrer sur ce qui compte vraiment", ajoute l'association, une petite structure qui "ne va pas regarder comment le titre d'un vieux film est traduit dans toutes les langues et argots".

L'Eglise du Québec avait pris jeudi la défense du cardinal Marc Ouellet, candidat potentiel à la papauté, et l'un des douze cardinaux de la liste du Snap accusés d'avoir minimisé ou couvert les abus sexuels dans l'église catholique.

L'expression reprenait le titre d'un film de Robert Aldrich de 1967 ("Les Douze Salopards", "The Dirty Dozen") et ne voulait pas être insultant, a précisé à l'AFP David Clohessy, directeur du Snap.

Mais l'association assure que le cardinal canadien a refusé de rencontrer certaines victimes, est "resté silencieux pendant des mois" tout en étant au courant des actes "indécents" commis par le cardinal britannique démissionnaire Keith O'Brien, et "pris des initiatives qui semblaient d'abord destinées à protéger la réputation des puissants plutôt que la sécurité des vulnérables".

ff/mdm