NOUVELLES
08/03/2013 05:25 EST | Actualisé 08/05/2013 05:12 EDT

Angelo Persichilli, ancien proche de Harper, est nommé juge de la citoyenneté

OTTAWA - Un ancien chroniqueur de Toronto qui a brièvement été directeur des communications du premier ministre Stephen Harper et qui a déjà tenu des propos controversés à l'endroit du Québec a été nommé juge de la citoyenneté.

Le ministre fédéral de l'Immigration, Jason Kenney, a indiqué vendredi qu'Angelo Persichilli sera juge de la citoyenneté dans la grande région de Toronto.

M. Persichilli avait été nommé directeur des communications au sein du cabinet du premier ministre en août 2011, mais avait quitté son poste sept mois plus tard. Il avait attribué sa décision aux exigences de l'emploi et à son âge — il avait 64 ans à l'époque.

Des députés de l'opposition et plusieurs Québécois avaient aussi reproché au gouvernement d'avoir embauché une personne unilingue anglaise pour occuper le poste de directeur des communications du premier ministre.

Né en Italie, M. Persichilli a émigré au Canada en 1975 et a travaillé pour Corriere Canadese et les stations de télé CFMT et RAI-TV. Il a également été chroniqueur pour The Hill Times, le Toronto Sun et le Toronto Star. Une polémique entourant M. Persichilli avait éclaté en 2011, quelques mois avant son entrée officielle au cabinet du premier ministre, à cause de propos controversés à l'endroit du Québec dans une chronique du Toronto Star.

Alors qu'il était chroniqueur au Star, M. Persichilli avait écrit qu'il y a trop de francophones au Parlement et dans la fonction publique fédérale. Il dénonçait l'attitude, selon lui trop répandue à Ottawa et contre-productive, selon laquelle il convient de faire plaisir au Québec pour éviter la rupture du pays.

M. Persichilli écrivait notamment que «plusieurs sont fatigués d'entendre les complaintes ennuyeuses d'une province qui passe son temps à hurler contre ceux qui paient une partie de ses factures, et plusieurs s'inquiètent de la surreprésentation des francophones dans notre bureaucratie, notre parlement et nos institutions».