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08/03/2013 08:10 EST | Actualisé 08/05/2013 05:12 EDT

Accident d'autocar mortel: le voyagiste ne tenait pas ses registres adéquatement

VANCOUVER - Un voyagiste de la Colombie-Britannique impliqué dans un accident fatal dans l'Oregon n'a pas fait le suivi nécessaire pour calculer les heures de travail de ses chauffeurs d'autocars, indique-t-on dans un rapport d'évaluation de la sécurité dont les conclusions ont mené à la révocation du permis de la compagnie.

Le document mentionne également que l'entreprise ne veillait pas non plus à garder des dossiers complets sur l'état de ses véhicules.

Un autocar de la compagnie Mi Joo Tour and Travel s'est renversé sur une autoroute près de Pendleton dans l'Oregon, le 30 décembre, tuant neuf passagers en plus d'en blesser des dizaines d'autres. Des poursuites ont été intentées et des enquêtes menées au Canada comme aux États-Unis. Entre autres allégations rapportées figure le fait que le chauffeur de l'autocar avait travaillé pendant trop longtemps et ce, sans se reposer suffisamment.

En janvier, le gouvernement de la Colombie-Britannique a suspendu le permis d'exploitation de Mi Joo Tour and Travel, affirmant que le rapport sur la sécurité avait permis d'identifier de nombreux problèmes dans sa façon de conserver ses données.

Le rapport, rendu public cette semaine à la suite d'une demande d'accès à l'information, a repéré des manquements dans tous les secteurs de l'entreprise ayant fait l'objet d'une vérification. On y recommande par ailleurs de retirer à Mi Joo Tour and Traval son certificat du Code national de sécurité.

Le document, daté du 9 janvier, reproche principalement à l'entreprise de ne pas avoir comptabilisé les heures de travail de ses chauffeurs au cours de l'année précédant l'accident.

«Le voyagiste ne garde aucune trace des heures de travail et aucun document de cette nature n'a été fournie lors de la vérification», peut-on lire dans le rapport, mis en ligne cette semaine sur un site Web gouvernemental qui recense les demandes d'accès à l'information.

Le rapport a été divisé en quatre volets, soit l'expérience des chauffeurs, leurs heures de travail, l'état des véhicules et les mesures de sécurité.

Au chapitre des heures de travail, la compagnie s'est fait épingler avec un taux de non-conformité de 100 pour cent, manquant à son devoir de produire quotidiennement un rapport sur les données des chauffeurs au cours de l'année précédente. En vertu des directives fédérales, les chauffeurs ne doivent pas travailler plus de 70 heures par semaine.

Le rapport somme Mi Joo Tour and Travel de procéder à 31 modifications dans son mode de fonctionnement. Le directeur de l'entreprise, Edward Kang, avait consenti, en signant le rapport d'évaluation le 14 janvier, à mettre en oeuvre ces changements d'ici le 23 janvier.

M. Kang n'a pu être joint pour commenter l'affaire, pas plus que l'avocat représentant sa compagnie.