DIVERTISSEMENT
28/02/2013 11:07 EST | Actualisé 01/05/2013 05:12 EDT

Daniel Bélanger touche au rockabilly et au country avec «Chic de ville» (VIDÉO)

MONTRÉAL - Daniel Bélanger a voulu toucher au groove du rockabilly et à la candeur du country avec son nouvel album «Chic de ville», qui sortira mardi prochain.

Parti d'une volonté purement rockabilly pour cet album — l'auteur-compositeur-interprète citant à la volée André Lejeune, les Stray Cats ou Johnny Cash —, Daniel Bélanger a dit avoir trouvé ses marques peu à peu.

«Mon inspiration du début était du rockabilly bien raide. (...) Je n'ai pas une passion profonde, mais plutôt un intérêt soutenu et amusé pour le genre», a lancé Daniel Bélanger en entrevue, évoquant les coupes «bananes» de certains de ses amis à une autre époque.

«Je l'ai fait bien respectueusement avec Michel Dagenais — coréalisateur de l'album — qui connaît bien son rockabilly.»

Ce dernier ralentissait le tempo ou l'augmentait pour respecter le rythme de certaines danses associées au rockabilly.

«Ce n'est pas négligeable. J'aurais trouvé triste qu'une de mes chansons soit presque une danse mais qu'on ne puisse pas la danser», a-t-il laissé tomber.

Pour la première fois de sa carrière, il a enregistré en partie son album à l'extérieur du Québec, soit à Nashville, et fait appel à un arrangeur, l'Américain Carl Marsh.

Six arrangements de cordes — violons, violoncelles et contrebasses — ont ainsi été enregistrés dans un studio à Nashville, et ajoutés à la guitare acoustique et aux percussions.

«En rajoutant les cordes sur les chansons, ça amené ça un peu moins purement rockabilly», a souligné le chanteur et musicien.

Daniel Bélanger avait déjà travaillé avec Carl Marsh pour des projets parallèles. Il l'avait notamment vu à l'oeuvre aux mythiques studios Abbey Road, pour un album de l'interprète Michaël («Québec Issime», «Décembre»), auquel Bélanger avait contribué.

«Honnêtement, pour le nouvel album, je voulais aller à Abbey Road parce que ça comblait davantage mes fantasmes de rock», a confié Daniel Bélanger, qui ajoute avoir trouvé son compte et s'être plu à Nashville.

Il soutient que l'Américain Carl Marsh et les 12 musiciens ont apporté de la profondeur à ses chansons.

Daniel Bélanger chante encore avec sa prose l'amour, la solitude, les valeurs et le temps qui file, mais avec ici et là une «candeur» qu'il dit avoir empruntée à l'esprit country.

«Mon intérêt pour le rockabilly était plus esthétique. Je ne cherchais pas à parler des filles et des chars, bien que ça m'intéresse! C'est là que je me suis tourné vers le country pour m'aider à écrire les chansons», a-t-il expliqué.

Il parle alors de la naïveté de la pièce «Auprès de toi» ou encore de «Sa félinité», sur un pauvre homme qui a perdu son chat.

«Il y a une candeur qui vient avec les textes plus country, sans aucun préjugé. J'ai essayé d'avoir des thèmes adultes, et j'ai trouvé mes propres limites.»

L'auteur-compositeur-interprète a dit se considérer chanceux d'être suivi par le public dans ses explorations de divers styles musicaux, faisant valoir qu'il a toujours cherché à demeurer «cohérent et honnête» au fil de sa carrière.

Fidèle à son habitude de revisiter ses anciennes chansons sur scène, Daniel Bélanger a soutenu avoir l'embarras du choix pour décider des pièces qu'il rejouera à la sauce rockabilly lors de la tournée qui s'amorcera à l'automne.

«Avec le temps, on se dit qui m'aime me suive. Mais je me trouve chanceux que les gens me suivent dans mes voyages qui sont peut-être pas toujours évidents, mais qui sont toujours cohérents pour moi. Ce ne sont jamais des virages à 180 degrés. Je suis comme un voilier. J'avance, mais en faisant des zigzags.»