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28/02/2013 11:27 EST | Actualisé 30/04/2013 05:12 EDT

Un député du NPD passe au Bloc québécois

Le néo-démocrate Claude Patry, député de Jonquière-Alma, se joint au Bloc québécois. Le chef du NPD, Thomas Mulcair, croit que M. Patry devrait démissionner et faire face à l'électorat.

Les bloquistes compteront désormais cinq députés. Le Nouveau Parti démocratique aura maintenant 100 députés.

Le chef du Bloc québécois, Daniel Paiilé, s'est réjoui de cette acquisition. « Aujourd'hui, je suis heureux d'accueillir au sein de notre caucus Claude Patry, un homme qui a à cœur les intérêts des gens de sa région et du Québec ».

Tout le débat sur l'abrogation de la loi sur la clarté a été le point marquant dans la décision du député québécois. L'attitude des députés fédéraux « m'a amené à amorcer une réflexion. J'ai consulté mes proches, et j'en suis venu à la conclusion que la reconnaissance de la nation québécoise est incompatible avec le maintien d'une loi qui impose des conditions au Québec », a précisé le député transfuge.

M. Patry se dit souverainiste, mais il a été tenté par l'approche du parti néo-démocrate en 2011 qui allait, selon lui, agir différemment des libéraux et des conservateurs et que le NPD allait reconnaître véritablement les aspirations de la nation québécoise.  

« Les récentes prises de position du NPD sur la loi sur la clarté et le projet de Churchill Falls démontrent de façon non équivoque que ce parti privilégie les intérêts du Canada au détriment de ceux de la nation québécoise », a ajouté le député Patry. 

Mulcair réclame la démission de Patry

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, somme M. Patry de démissionner et de mettre son siège en jeu. M. Mulcair se dit sûr que les électeurs de la circonscription voteraient en faveur du candidat néo-démocrate.

« Nous sommes un parti fédéraliste, a déclaré M. Mulcair. On ne fait pas de cachotterie là-dessus ». Le chef de l'opposition soutient que la position du NPD a été exposée clairement aux candidats du parti. Il s'en tient à la déclaration de Sherbrooke qui réitère qu'une majorité simple serait suffisante pour entamer le processus de négociations devant mener à la sécession du Québec.