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28/02/2013 02:00 EST | Actualisé 30/04/2013 05:12 EDT

Les municipalités seront consultées pour l'installation de tours de téléphonie

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mobile phone base station

MONTRÉAL - La circulation croissante sur les réseaux sans fil, associée aux téléphones intelligents et aux tablettes, nécessite une augmentation du nombre d'antennes et de tours de téléphonie cellulaire, et les municipalités seront désormais consultées sur leur emplacement, sans toutefois détenir un droit de veto.

En vertu d'un protocole national rendu public jeudi, les fournisseurs seront tenus d'informer et de consulter les municipalités au sujet de chaque nouveau système d'antenne, comme les tours qui sont érigées au fur et à mesure que leurs réseaux prennent de l'expansion.

Bernard Lord, président de l'Association canadienne des télécommunications sans fil, estime que les directives permettront aux municipalités de donner leurs commentaires sur les emplacements suggérés dans les zones résidentielles, industrielles et agricoles.

Les municipalités auront aussi leur mot à dire sur l'apparence des antennes, a indiqué M. Lord. Il a d'ailleurs souligné que, dans le passé, certaines antennes avaient été intégrées dans les lampadaires, par exemple, pour se fondre dans les infrastructures déjà existantes.

En général, les antennes et les tours de téléphonie cellulaire sont placées sur les toits, le long des routes, près des pentes de ski et dans les zones rurales.

Selon M. Lord, jusqu'à 50 pour cent des données utilisées pour le courrier électronique, la navigation sur Internet et le visionnement sur des appareils mobiles est consommé à la maison.

Cela signifie que les sites où sont installées les antennes doivent être à proximité des zones résidentielles, même si ce choix peut donner lieu à des plaintes de citoyens concernant les effets sur la santé ou le côté inesthétique des antennes, a-t-il dit.

«La seule raison qui pousse les fournisseurs à vouloir mettre en place plus d'antennes et plus de sites, c'est qu'il y a une demande croissante», a déclaré M. Lord, qui agit à titre de président de l'association qui représente l'industrie du sans fil.

«La demande pour le téléchargement de données à partir d'appareils mobiles connaît une croissance de cinq pour cent chaque semaine au Canada», a-t-il ajouté.

Les consommateurs s'attendent à un service «à la fine pointe de la technologie» avec des réseaux qui sont rapides et qui leur permettent de regarder la télévision en haute définition et en direct sur leurs appareils, a précisé M. Lord.

La multiplication des antennes dans les municipalités permettrait aussi d'éviter les lacunes dans la zone de rayonnement du service d'urgence 911.

Plus de la moitié des appels logés au 911 proviennent d'appareils mobiles, selon l'association.

M. Lord a aussi souligné que le protocole, développé par l'association et la Fédération canadienne des municipalités, fera la promotion de la consultation auprès des municipalités, mais ne donnera pas le droit de veto à celles-ci quant à l'emplacement d'une tour de téléphonie cellulaire ou d'une antenne. Les télécommunications sont de compétence fédérale.

Le rayonnement électromagnétique des systèmes sans fil respecte les normes fédérales appliquées par Industrie Canada et les inquiétudes relatives aux effets de tels systèmes sur la santé des citoyens «ne sont pas fondées», selon M. Lord.

Dans le passé, les grands fournisseurs comme Rogers, Bell et Telus se sont tous heurtés à la fronde de populations locales, qui s'opposaient à l'installation de pylônes et d'antennes.

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