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28/02/2013 06:35 EST | Actualisé 30/04/2013 05:12 EDT

Les entreprises du Canada doivent accroître leurs exportations, selon RBC

TORONTO - Les chefs d'entreprise de partout au Canada doivent chercher de nouveaux débouchés extérieurs avant que le pays ne perde davantage de terrain face aux autres nations industrialisées, a affirmé jeudi le dirigeant de la plus importante banque canadienne.

Le président et chef de la direction de la Banque Royale (TSX:RY), Gord Nixon, a estimé que le Canada était largement devancé par ses pairs en matière de concurrence.

«Notre façon de mener nos échanges commerciaux a à peine évolué depuis la Confédération», a déploré M. Nixon lors de l'assemblée annuelle de la banque à Calgary, à la suite de l'annonce, plus tôt en journée, de résultats financiers améliorés au premier trimestre.

«Si nous souhaitons atteindre une croissance supérieure à la moyenne, nous devons augmenter nos exportations dans les parties du monde en croissance», a-t-il ajouté.

Les entreprises canadiennes doivent regarder au-delà du secteur des ressources naturelles pour augmenter les échanges commerciaux, et porter une attention particulière aux produits agricoles, à la fabrication de pointe, au secteur de la santé et à celui de la technologie, selon M. Nixon.

Il s'agit de «secteurs où nous pouvons faire concurrence et tirer profit de la croissance de la classe moyenne dans les pays émergents», a-t-il déclaré.

La Banque Royale a annoncé avoir enregistré au premier trimestre de l'exercice 2013 un bénéfice net de 2,07 milliards $, ou 1,36 $ par action, en hausse comparativement à celui de 1,86 milliard $, ou 1,23 $ par action, réalisé lors de la même période un an plus tôt, grâce à la croissance des secteurs des services bancaires aux particuliers et aux entreprises, des marchés des capitaux ainsi que de la gestion de patrimoine.

Sur une base ajustée, le bénéfice de la banque s'est chiffré à 1,38 $ par action, soit un résultat supérieur de six cents à celui auquel s'attendaient en moyenne les analystes consultés par Thomson Reuters.

Les revenus se sont élevés à 7,91 milliards $ au cours de la période de trois mois terminée le 31 janvier, contre 7,57 milliards $ il y a un an. Ce total est également supérieur à la prévision des spécialistes, qui était de 7,67 milliards $.

La banque demeure en bonne position pour continuer d'accroître sa clientèle et sa part de marché, même si l'incertitude entourant l'économie mondiale demeurera un facteur lors des trimestres à venir, a estimé M. Nixon.

«Les vents contraires ne sont rien de nouveau, mais ils continuent de modeler nos perspectives», a-t-il dit.

La Banque Royale a par ailleurs annoncé une augmentation du dividende trimestriel sur ses actions ordinaires de trois cents par action, soit cinq pour cent, à 63 cents. Il s'agit de la quatrième hausse au cours des quatre dernières années.

La Banque Royale est la plus importante banque au Canada au chapitre de l'actif et de la valeur boursière. Elle compte environ 80 000 employés au service de plus de 15 millions de particuliers, d'entreprises, de clients du secteur public et de clients institutionnels au Canada, aux États-Unis et dans 49 autres pays.

À la Bourse de Toronto, jeudi après-midi, les actions de la Banque Royale s'échangeaient à 64,12 $, en hausse de 64 cents par rapport à leur précédent cours de clôture.