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28/02/2013 09:48 EST | Actualisé 30/04/2013 05:12 EDT

Le pétrole proche de l'équilibre à New York, inquiet pour la demande

Les cours du pétrole évoluaient en légère hausse jeudi à New York, dans un marché digérant des indicateurs économiques américains plutôt bons mais s'inquiétant de la demande en brut aux Etats-Unis, le premier consommateur de pétrole au monde.

Vers 14H25 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en avril avançait de 12 cents à 92,88 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le marché reste assez prudent ce matin, en dépit de chiffres économiques de relativement bonne tenue", sur le marché de l'emploi aux Etats-Unis notamment, a constaté Matt Smith, de Schneider Electric.

Les nouvelles inscriptions au chômage aux Etats-Unis sont reparties à la baisse après une semaine de hausse, affichant un mouvement de recul, de 6,0% par rapport à la semaine précédente, bien plus prononcé qu'attendu par les analystes.

En revanche, une deuxième estimation officielle du produit intérieur brut (PIB) au quatrième trimestre a montré que la croissance des Etats-Unis s'était figée à l'automne dernier.

Si le PIB américain a progressé de 0,1% d'octobre à décembre, en rythme annualisé, contre une première estimation en janvier qui avait fait état d'un léger recul, sa révision est bien moins forte qu'attendu par les analystes qui misaient sur un taux de croissance de 0,5%.

Pour M. Smith, ces chiffres, qui pouvaient être jugés rassurants pour la vigueur de la reprise économique américaine, ne suffisaient pas à apaiser les craintes d'opérateurs échaudés par des statistiques inquiétantes sur l'état du marché pétrolier aux Etats-Unis.

En effet, les stocks de brut ont continué à gonfler de 1,1 million de barils lors de la semaine achevée le 22 février, selon le rapport hebdomadaire du département américain de l'Energie sur les réserves de pétrole.

La léthargie du marché est compréhensible au vu de statistiques "montrant une production de brut en augmentation de 14,6% par rapport à l'année précédente en 2012, à son plus haut niveau depuis 1995", a poursuivi Phil Flynn, de Price Futures Group, citant des chiffres officiels publiés la veille.

"Il n'y a pas assez de demande et l'approvisionnement est bien trop abondant", a résumé M. Smith.

De plus, les courtiers s'inquiétaient de l'entrée en vigueur de coupes budgétaires drastiques aux Etats-Unis à partir de vendredi, en l'absence d'accord de dernière minute au Congrès américain, susceptibles de considérablement freiner la reprise américaine.

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