NOUVELLES
28/02/2013 12:53 EST | Actualisé 30/04/2013 05:12 EDT

Le crash d'un Airbus en 2010 à Tripoli dû à une erreur de pilotage (rapport)

Le crash d'un Airbus A330-200 de la compagnie libyenne Al-Afriqiyah qui avait fait 103 morts en 2010 à Tripoli était dû à une erreur de pilotage et à un manque de coordination entre l'équipage, selon le rapport de l'Autorité libyenne de l'avion civile rendu public jeudi.

Le pilote et le co-pilote n'ont pas coordonné leurs actions "lors de l'approche et de l'approche finale poursuivie en-dessous de l'altitude minimale de sécurité, en l'absence de contact visuel de la piste" de l'aéroport de Tripoli, selon ce rapport.

Comprenant que son approche était manquée, le co-pilote, qui était aux commandes, a fait une "remise de gaz" pour tenter une nouvelle approche, désactivant le pilote automatique.

L'application inappropriée des entrées de commandes lors de cette remis de gaz, en raison d'un manque de coordination entre le pilote et le co-pilote, a précipité le crash de l'avion, selon le rapport qui précise que le capitaine de bord avait repris le contrôle de l'appareil sans le signaler au co-pilote.

De plus, l'équipage n'avait pas signalé qu'un bouton de priorité du côté du pilote était défectueux, et avait déjà interrompu un atterrissage sur la même piste et avec le même appareil soit deux semaines avant l'accident.

Le rapport met aussi en cause la compagnie Afriqiyah, qui n'a pas assuré de suivi après le premier incident.

De plus, la fatigue de l'équipage et les conditions météorologiques ont contribué au crash, selon le rapport qui précise que les "données météo qui était à la disposition de l'équipage ne reflétaient pas la situation météorologique réelle", puisque la visibilité était moins bonne qu'annoncé.

L'accident a coûté la vie à 103 passagers dont 11 membres d'équipage. Parmi les victimes figurent 70 Néerlandais mais aussi des ressortissants d'Afrique du Sud, de Libye, de Belgique, d'Autriche, d'Allemagne, de Grande-Bretagne et du Zimbabwe. Une Française de 32 ans a également péri dans l'accident.

Seul un Néerlandais de neuf ans a survécu.

Outre les enquêteurs libyens, des experts du Bureau français d'enquêtes et d'analyses (BEA), du constructeur aéronautique Airbus, et du Conseil national américain de la sécurité des transports (NTSB) ont participé à l'enquête.

ila/fc