NOUVELLES
28/02/2013 10:10 EST | Actualisé 30/04/2013 05:12 EDT

La Pologne trouve d'autres traces d'ADN de cheval dans des produits de boeuf

VARSOVIE, Pologne - L'un des plus importants vétérinaires de la Pologne a annoncé jeudi que des traces d'ADN de viande de cheval avaient été découvertes dans des échantillons de boeuf recueillis dans trois usines de transformation. Il s'agit de la première admission que ce pays d'Europe de l'Est pourrait être la source de la viande équine qui s'est frauduleusement retrouvée dans des produits de boeuf transformés vendus à travers l'Europe.

Selon Janusz Zwiazek, l'ADN en cause a été retrouvée dans trois des 121 échantillons testés. Ceux-ci proviennent d'usines du centre du pays. La viande y est arrivée par le biais de plusieurs fournisseurs en Pologne et à l'étranger, y compris des Pays-Bas, a précisé le vétérinaire à l'Associated Press.

Les autorités néerlandaises ont également annoncé jeudi que leurs tests à grande échelle avaient permis de découvrir de la viande de cheval dans deux des 370 tests effectués depuis l'éclosion du scandale de la viande de cheval en Europe.

Aux dires de l'agence locale d'inspection des aliments, de l'ADN de cheval a été découverte dans des morceaux de boeuf, dans une boulette de viande classée comme ne contenant que du boeuf et du porc, ainsi que dans une usine de transformation de viande et dans un entrepôt frigorifique.

En Grèce, les autorités ont elles aussi détecté des traces de viande de cheval, cette fois dans du salami au boeuf importé des Pays-Bas, ainsi que dans des kébabs surgelés emballés localement.

Les premières traces d'ADN chevaline dans des produits de boeuf grecs ont été trouvées mercredi, dans de la viande surgelée provenant de Roumanie.

De la viande de cheval a récemment été découverte dans plusieurs produits de boeuf vendus à travers l'Europe, y compris dans des plats surgelés vendus en épicerie, et dans des repas servis dans des restaurants, des écoles et des hôpitaux. Les autorités affirment qu'il s'agit d'un problème d'identification frauduleuse, mais que la santé publique n'est pas à risque.