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28/02/2013 07:12 EST | Actualisé 30/04/2013 05:12 EDT

Des morts dans un attentat à Homs, une mosquée d'Alep aux mains des insurgés

Une personne a été tuée 24 autres ont été blessées dans un attentat à la voiture piégée dans un quartier à majorité alaouite à Homs, une ville du centre de la Syrie, a rapporté l'agence officielle Sana en l'attribuant à des "terroristes".

A Alep, les rebelles se sont emparés à l'aube de la mosquée des Omeyyades, joyau historique de cette deuxième ville de Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG qui s'appuie sur un large réseau de militants et de médecins.

"Des terroristes ont fait exploser une voiture piégée dans le quartier de Akrama al-Jadideh à Homs tuant une personne et en blessant 24 autres et selon les informations préliminaires, il y a des morts et des blessés", a précisé Sana, en reprenant la terminologie officielle du régime qui présente les rebelles comme des "terroristes".

L'OSDH a affirmé que l'explosion s'était produite "près de la piscine municipale de Techrine" dans un quartier sous contrôle des forces du régime de Bachar al-Assad.

Les attentats à la voiture piégée se sont multipliés ces derniers jours en Syrie, fauchant la vie à des dizaines de personnes, notamment à Damas. Ils sont attribués par le régime aux rebelles.

Ailleurs dans le pays en guerre depuis bientôt deux ans, les combats entre soldats et rebelles se poursuivent sans relâche sur plusieurs fronts -Alep (nord), Homs, Damas, Deraa (sud) notamment, en l'absence de toute perspective de règlement politique.

Mercredi, les violences ont encore coûté la vie à 157 personnes - 63 civils, 41 soldats et 53 rebelles, selon l'OSDH, alors que des dizaines de personnes meurent tous les jours en Syrie où une révolte populaire durement réprimée par le régime s'est militarisée plongeant le pays dans la guerre civile.

A Alep, les soldats se sont retirés de la mosquée des Omeyyades "qui est maintenant aux mains des rebelles et des combats se poursuivent autour du Palais de Justice et près de la place Sabaa Bahrat dans le centre-ville", a précisé l'ONG.

Le directeur des biens islamiques a affirmé à l'AFP que dans la "librairie de la mosquée, des reliques islamiques et des manuscrits coraniques datant de la période pré-Mamelouk ont été vandalisés et détruits".

"Les groupes terroristes armés ont pillé et complétement détruit la bibliothèque islamique avec des volumes d'une valeur inestimable", a expliqué Abdel Qader al-Chihabi.

Construite au VIIIe siècle, puis rebâtie au XIIIe siècle, la mosquée a été ravagée par les combats. En septembre, un incendie avait détruit de nombreux magasins du souk d'Alep, le plus important du Moyen-Orient, situé dans la Vieille ville, elle-même classée au patrimoine mondial de l'Unesco.

Toujours dans la région d'Alep, des raids ont visé les positions rebelles près de l'aéroport militaire de Managh, qui était assiégé par les rebelles et d'autres avions ont mené des raids dans la province septentrionale de Raqa.

Par ailleurs, douze civils, dont quatre membres d'une même famille, sont morts sous la torture en prison après leur arrestation à Damas, a affirmé l'OSDH. Leurs familles ont reçu leurs cartes d'identité des forces de sécurité.

Les Comités locaux de coordination (LCC), un réseau de militants sur le terrain, a confirmé ces décès.

L'OSDH a déjà répertorié des centaines de cas de prisonniers qui ont été torturés à mort et d'autres restés handicapés à vie. Selon elle, des dizaines de milliers de Syriens sont détenus.

Dans la région de Damas, des combats on eu lieu dans le quartier rebelle de Jobar dans l'est et du camp palestinien de Yarmouk dans le sud.

bur/hj