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28/02/2013 01:00 EST | Actualisé 30/04/2013 05:12 EDT

Des attentats font au moins 23 morts à Bagdad

Des attentats ont fait au moins 23 morts à Bagdad et dans les environs de la capitale jeudi, dont 19 tués par un double attentat à la voiture piégée à proximité d'un terrain de football, selon des responsables des services médicaux et de sécurité.

En prenant en compte ces derniers attentats, au moins 210 personnes ont péri et plus de 500 autres ont été blessées dans les violences au mois de février, selon un décompte compilé par l'AFP à partir de bilans fournis par les services de sécurité et médicaux.

Une voiture piégée a explosé près d'un terrain de football dans le quartier de Chouala, dans le nord de Bagdad, puis une seconde après l'arrivée des forces de sécurité, a expliqué un cadre au sein du ministère de l'Intérieur

Ce double attentat a fait au moins 19 morts et 30 blessés, selon un nouveau bilan fourni par la police et des sources médicales.

Dans le sud de Bagdad, deux engins explosifs ont explosé dans le quartier de Chourta al-Rabea, faisant un mort et sept blessés, ont indiqué le cadre du ministère de l'Intérieur et un autre responsable des services médicaux.

Au sud-est de Bagdad, une autre voiture piégée a explosé à Aziziyah, faisant un mort et 17 blessés, selon des sources médicales et de sécurité.

Et à Mahmoudiyah, 60 km au sud de la capitale, un homme pourchassé par la police a fait détonner des explosifs qu'il portait, tuant deux policiers et en blessant au moins quatre autres, selon un responsable de la sécurité et une source médicale.

Les attentats n'ont pas été revendiqués mais les insurgés sunnites, en particulier ceux d'Al-Qaïda en Irak, visent régulièrement la communauté chiite et les forces de sécurité.

Les violences, bien qu'elles aient largement baissé depuis le conflit confessionnel de 2006-2008, restent toujours très présentes en Irak. Ces dernières semaines, elles ont accru les tensions liées à une grave crise politique.

Le Premier ministre, Nouri al-Maliki est au centre d'un ample mouvement de contestation, depuis l'arrestation fin décembre de gardes du corps d'un ministre sunnite. Et ses alliés au gouvernement l'accusent en outre depuis plus d'un an d'accaparer le pouvoir.

Des manifestants dans les régions à majorité sunnite réclament régulièrement le départ de M. Maliki, ainsi que la libération de prisonniers injustement incarcérés selon eux et l'abrogation de lois antiterroristes dont ils pensent faire les frais.

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