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28/02/2013 05:37 EST | Actualisé 30/04/2013 05:12 EDT

Austérité annoncée: Obama accuse les républicains de menacer la croissance

Le président Barack Obama a accusé jeudi ses adversaires républicains de menacer la croissance et l'emploi en refusant une hausse des impôts pour les plus aisés, à la veille d'une réunion avec les chefs de file du Congrès destinée à éviter une cure d'austérité aux Etats-Unis.

Après l'échec au Sénat jeudi d'un plan démocrate prévoyant un alourdissement de la fiscalité des plus riches, M. Obama a affirmé que les élus conservateurs avaient pris le parti de "menacer notre économie avec un ensemble de coupes budgétaires automatiques et arbitraires qui vont nous coûter des emplois et ralentir la reprise".

"Les républicains du Sénat avaient le choix sur la façon de faire croître notre économie et réduire notre déficit. Et au lieu de supprimer une seule niche fiscale bénéficiant aux plus riches et à ceux qui bénéficient des meilleurs réseaux, ils ont choisi de s'attaquer aux services cruciaux destinés aux enfants, aux personnes âgés, aux militaires et à leurs familles", a dénoncé le président dans un communiqué.

"Ils ont voté pour faire retomber la charge tout entière de la lutte contre le déficit sur la classe moyenne", a assuré M. Obama.

"Je pense que nous pouvons mieux faire. Nous devrions oeuvrer ensemble à réduire notre déficit de façon équilibrée, en effectuant des coupes intelligentes dans les dépenses et en supprimant les niches fiscales", a-t-il dit.

Le président a invité vendredi les chefs de file du Congrès à le rencontrer à la Maison Blanche, mais ce sera a priori trop tard pour éviter le déclenchement de coupes automatiques dans les dépenses du budget fédéral américain.

Depuis 2011, année où les conservateurs ont pris le contrôle d'une partie du pouvoir législatif, M. Obama et ses adversaires s'opposent sur la façon de rééquilibrer les comptes publics, dans le rouge de plus de 1.000 milliards de dollars par an ces quatre dernières années.

Faute d'accord de fond, les deux camps ont trouvé des solutions temporaires, dont l'idée émise à la mi-2011 par la Maison Blanche et entérinée par les républicains, de mettre en place des coupes automatiques dans les dépenses, censées être suffisament douloureuses pour inciter à négocier une solution alternative.

Mais aucun consensus n'a été trouvé, comme l'ont montré les échecs jeudi de deux plans, républicain et démocrate, au Sénat. Les coupes de 85 milliards de dollars étalées sur les sept prochains mois entreront en vigueur à partir de vendredi, même si leurs effets concrets ne se feront sans doute pas sentir dans l'immédiat pour le grand public.

"Notre pays ne peut pas se traîner perpétuellement d'une crise artificielle à une autre", a affirmé jeudi M. Obama, en réitérant son appel aux républicains pour qu'ils consentent à un "compromis".

tq/rap