POLITIQUE
28/02/2013 07:19 EST | Actualisé 30/04/2013 05:12 EDT

Au tour des policiers de manifester

Agence QMI

Les relations entre l'administration du maire intérimaire de la Ville de Montréal, Michael Applebaum, et le syndicat des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) continuent de se détériorer. Le syndicat lance une campagne de publicité dénonçant les conditions de travail de ses membres.

La campagne de publicité coïncide avec une manifestation des policiers montréalais devant le quartier général du SPVM situé sur la rue Saint-Urbain, au centre-ville de la métropole québécoise. Quelques centaines de policiers ont manifesté - sous l'oeil intéressé de plusieurs personnes arborant le carré rouge - pour dénoncer les changements prévus à leur horaire de travail. Le maire Applebaum a déjà indiqué qu'il mettrait un terme au projet-pilote qui assigne les policiers à 35 quarts de travail dans un cycle de 70 jours.

L'administration a annoncé qu'elle ramènera l'horaire de 21 jours de travail dans un cycle de 35 jours. Les policiers veulent conserver l'horaire du projet-pilote parce qu'ils soutiennent qu'il facilite la conciliation travail-famille en plus d'atténuer les effets des changements au travail de jour, de soir et de nuit.

De son côté, la Ville soutient que le projet-pilote est trop difficile à gérer en plus d'être trop coûteux en raison des heures supplémentaires qu'il occasionne.

Le litige sur l'horaire de travail est d'ailleurs à l'origine d'un conflit entre le maire Applebaum et le président du syndicat des policiers, Yves Francoeur. Mécontent de l'intention du maire d'abolir l'horaire de trois jours, l'adjoint du président du syndicat a envoyé un courriel à M. Applebaum dans lequel il le menace, à mots couverts, de ternir sa réputation s'il ne revient pas sur sa décision de mettre un terme à la semaine de trois jours de ses membres.

M. Francoeur aurait également téléphoné au maire Applebaumpour lui demander de revenir sur sa décision avant la soirée. M. Applebaum a interprété ses communications comme des tentatives de porter atteinte à sa réputation et à son intégrité. De son côté, M. Francoeur se défend d'avoir menacé le maire.

La campagne de publicité; « Offre d'emploi »

La Fraternité des policiers et policières de Montréal a acheté une pleine page de publicité dans les principaux quotidiens montréalais : Le Devoir, Le Journal de Montréal et La Presse. La publicité prend la forme d'une parodie d'offre d'emploi où la description du poste à combler est constituée de leurs doléances :

  •        Un environnement de travail hostile et dangereux
  •        Un équipement désuet
  •        Un horaire de travail « digne des années 1970 
  •        Un manque de reconnaissance de l'employeur et des élus montréalais
  •         L'absence de conciliation travail-famille

La pseudo offre d'emploi dénonce l'étendue des tâches qu'on leur demande de remplir. Ils se plaignent de devoir agir à titre de psychologue, de travailleur social et de percepteur d'impôts - par le truchement de l'émission de contravention. Ils se plaignent également de leur rémunération qu'ils situent au 32e rang parmi les 34 corps policiers québécois, « avec l'offre patronale du régime de retraite ».