Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Mandat d'arrêt de l'UPAC contre Arthur Porter et Pierre Duhaime

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a délivré mercredi cinq mandats d'arrestations contre de présumés acteurs du scandale financier du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

Ces mandats ciblent notamment l'ex-directeur général du CUSM, Arthur Porter et son bras droit à l'époque, Yanaï Elbaz, l'ex-président de SNC-Lavalin Pierre Duhaime, l'ancien vice-président de la firme de génie Riadh Ben Aïssa, ainsi que Jeremy Morris, un administrateur de la société Sierra Asset Management, qui aurait servi d'entremetteur pour les tractations illégales entre les dirigeants de SNC et ceux du CUSM.

Parmi les 24 chefs d'accusation portés contre ces individus figurent notamment ceux de fraude, de complot pour fraude, de fraude envers le gouvernement, d'abus de confiance et de recyclage des produits de la criminalité.

Dans les cas de Pierre Duhaime et Riadh Ben Aïssa, l'UPAC précise qu'ils font l'objet de nouvelles accusations criminelles qui ont été autorisées par le Bureau de lutte à la corruption et à la malversation.

Pierre Duhaime a quitté SNC-Lavalin il y a près d'un an lorsque des révélations sur des paiements irréguliers ont surgi à son sujet.

Riadh Ben Aïssa est présentement détenu en Suisse sous des accusations de corruption, d'escroquerie et de blanchiment d'argent relativement à des projets en Libye impliquant de présumés pots-de-vin versés à la famille de Mouammar Kadhafi.

Quant à Arthur Porter, aux dernières nouvelles, il était homme d'affaires aux Bahamas.

La firme Sierra Asset Management à laquelle est lié Jeremy Morris, est également basée aux Bahamas. Selon le quotidien Globe and Mail, ses locaux sont à la même adresse qu'une succursale bancaire suisse avec laquelle Arthur Porter a déjà reconnu faire affaire.

Selon les mandats d'arrestation délivrés à l'endroit des cinq hommes, Pierre Duhaime et Riadh Ben Aïssa auraient notamment offert des sommes et des bénéfices à Arthur Porter et Yanaï Elbaz pour obtenir le contrat de construction du super hôpital universitaire anglophone montréalais. Jeremy Morris aurait servi d'intermédiaire.

Arthur Porter : Les accusations portées contre lui sont en lien avec la construction du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), dont il a été directeur général jusqu'en décembre 2011. D'une valeur de 1,3 milliard de dollars, c'est l'un des plus grands projets de construction au pays. Celui qui dirige maintenant un centre d'oncologie aux Bahamas nie toutes les allégations le visant.
Pierre Duhaime, ancien président de SNC-Lavalin : La fraude alléguée aurait été commise entre 2009 et 2011 à l'endroit du Centre universitaire de santé McGill. Il a été arrêté le 28 novembre dernier, à Montréal, par l'escouade Marteau, puis libéré, avant d'être accusé formellement de complot, de fraude et d'usage de faux documents le 11 février 2013. Pierre Duhaime a démissionné de ses fonctions de PDG de SNC-Lavalin en mars 2012.
Riadh Ben Aïssa , ancien vice-président de la division construction à SNC-Lavalin : Il est soupçonné de corruption, de fraude et de blanchiment d'argent en lien avec des contrats conclus en Afrique du Nord. M. Ben Aïssa serait associé à des transactions douteuses de près de 139 millions de dollars. Il a été arrêté et emprisonné en Suisse en avril 2012.
Yanaï ElBaz , ex-directeur de la planification et de l'implantation du CUSM : Il était considéré comme le bras droit d'Arthur Porter. Outre l'UPAC, la commission Charbonneau s'intéresse à des rencontres que l'entrepreneur Paolo Catania, accusé de fraude, de complot et d'abus de confiance, aurait eues avec cet homme.
Jeremy Morris : Selon The Globe and Mail, cet homme est inscrit en tant que directeur de la Sierra Asset Management Inc, une société des Bahamas avec laquelle SNC-Lavalin aurait signé un contrat en 2009, en utilisant un document contrefait.
Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.