DIVERTISSEMENT
27/02/2013 02:21 EST | Actualisé 29/04/2013 05:12 EDT

31e FIFA: célébrer l'art sous toutes ses formes du 14 au 24 mars 2013

Marie-Josée Roy

Les Montréalais sont invités à «embrasser l'art» du 14 au 24 mars, lors de la 31e édition du Festival International du Film sur l'Art (FIFA). Les passionnés d'art sous toutes ses formes (danse, littérature, peinture, photographie, théâtre, architecture, archéologie, bande dessinée, design, arts visuels et médiatiques, etc.) auront quelques 248 films issus de 28 pays à se mettre sous la dent, et pourront prendre part à des expositions, des tables rondes, des classes de maîtres entre autres, activités pour la plupart gratuites. Le Marché International du Film sur l'Art (MIFA), où convergeront spécialistes et professionnels de l'industrie cinématographique, viendra compléter l'offre déjà généreuse de l'événement.

Le Musée des beaux-arts, qui accueillait la conférence de presse du dévoilement de la programmation ce mardi matin, sera l'hôte des projections d'ouverture et de clôture du festival, de même que de la Cérémonie de remise des prix, le samedi 23 mars à 20h. En début de parcours, neuf jours plus tôt, les festivaliers pourront découvrir le long-métrage La Fatwa - Salman Rushdie / The Fatwa - Salman's Story de la réalisatrice anglaise Jill Nicholls. En fermeture, Road Movie, un portrait de John Adams du cinéaste Mark Kidel, nous entraînera dans l'univers du célèbre compositeur américain. Le grand public aura accès à ces deux œuvres lors de visionnements ouverts à tous, à l'Auditorium de la Grande Bibliothèque.

En marge de la présentation des titres en concurrence, une série de 27 rendez-vous parallèles attirera les esprits curieux. Des personnalités de la scène internationale et québécoise, comme Naïm Kattan, Denis Gagnon, Johanne Corneau, Ed Pien, Isabelle Blais, Jan Peacock, Gerald Fox, Anne-Marie Tougas, Michel Dallaire et Geneviève Rioux s'adonneront, entre autres, à des discussions et des performances en direct.

Quant au MIFA, il battra son plein du 20 au 23 mars. Des producteurs, réalisateurs, diffuseurs et distributeurs s'y rencontreront lors de séances et cocktails pour conclure des partenariats et mettre sur pied des coproductions nationales et internationales.

«Retour aux études»

Le FIFA a beaucoup évolué depuis ses débuts, il y a plus de trois décennies. À l'époque, la fête ne durait que cinq jours et ne répertoriait qu'une cinquantaine de films, tous présentés dans une seule salle. C'est ce qu'a raconté René Rozon, directeur général et fondateur du festival.

«Cela a commencé modestement», a expliqué l'homme. «À l'époque, j'avais comme appui le Musée d'art contemporain, mais, après des diminutions de budget, et ce dès la troisième année, j'ai dû créer un conseil d'administration et faire des demandes de subventions et de commanditaires.»

«Dans la programmation, dès le départ, j'avais déjà des sections distinctes», a poursuivi Monsieur Rozon. «Je voulais représenter tous les aspects possibles du film sur l'art, aider le public à avoir une meilleure connaissance du sujet et mettre en valeur les artistes, les artisans et les techniciens.»

Le mandat est demeuré le même au fil des ans. De plus, le FIFA compte maintenant, chaque saison, sur un duo de porte-paroles dynamiques pour transmettre la bonne nouvelle et inviter les gens à apprivoiser les longs-métrages sélectionnés. Pour cette nouvelle mouture, c'est le tandem Anne Lagacé Dowson (qui endosse le rôle d'ambassadrice pour une troisième fois consécutive) et Patrick Masbourian qui ira à la rencontre des spectateurs. Tous deux sont des adeptes de longue date du FIFA.

«C'est un événement qui nous permet de voyager, d'apprécier des œuvres qu'on n'aurait jamais vues autrement, d'entrer dans la tête et le studio des artistes», a fait valoir Anne Lagacé Dowson, dont le conjoint, Brian McKenna, est documentariste. «Ça nous permet d'apprendre sans avoir d'examen à la fin! On retourne aux études, finalement. On y découvre de grands artistes et d'autres, moins connus, qui ont une vie passionnante.»

Son partenaire, un ex-participant de La course destination monde et grand amateur de cinéma, a de son coté vanté la qualité de la proposition du rassemblement, année après année.

«J'ai découvert ce festival assez jeune, au début de la vingtaine», a-t-il relaté. «Je le trouve d'une richesse inouïe en matière de qualité et de diversité. Il y a des trésors dans tous les petits recoins de la programmation. Je trouve intéressant d'avoir accès aux êtres humains derrière les œuvres. Et il y en a pour tous les goûts et tous les âges.»

La programmation complète du 31e FIFA est disponible au www.artfifa.com.