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26/02/2013 08:52 EST | Actualisé 28/04/2013 05:12 EDT

Syrie: cinq candidats pour le poste de "Premier ministre" en zone rebelle (opposant)

Cinq candidats au moins sont en lice pour diriger le premier gouvernement syrien chargé d'administrer les zones rebelles, dont le chef doit être élu ce week-end lors d'un scrutin à bulletin secret, a-t-on appris auprès de l'opposition.

La Coalition de l'opposition a décidé de se réunir le 2 mars à Istanbul pour élire le chef de ce "gouvernement provisoire" et discuter ensuite de sa composition, alors que le conflit meurtrier en Syrie s'apprête à entrer dans sa troisième année.

Le Conseil national syrien (CNS), principale formation de l'opposition, va proposer trois noms pour le poste de Premier ministre, a indiqué à l'AFP l'un de ses membres, Samir Nachar.

Il s'agit de Burhan Ghalioun, ex-chef du CNS et opposant de longue date, de Salem al-Moslet et de l'économiste Oussama Kadi, tous trois membres du CNS.

"D'autres noms circulent en dehors du cadre du CNS", comme l'ex-Premier ministre syrien Riad Hijab, qui avait fait défection à l'été 2012, ou encore l'opposant Khaled Moustapha, a indiqué M. Nachar.

"D'ici le 2 mars, il se peut que les consultations (entre le CNS et les autres membres de la Coalition) aboutissent à un consensus sur un nom", a-t-il précisé.

Le futur Premier ministre étant choisi en dehors des membres de la Coalition comme convenu par l'opposition, les trois membres du CNS devront donc "présenter leur démission pour devenir éligible", a expliqué M. Nachar.

Interrogé par l'AFP, le porte-parole de la Coalition, Walid al-Bounni, s'est refusé de son côté à évoquer les noms des candidats.

A la question de savoir si M. Hijab était candidat, il a répondu: "Si quelqu'un propose son nom, pourquoi pas?".

Les 64 membres de l'Assemblée générale de la Coalition voteront à bulletin secret pour élire le Premier ministre, selon lui.

"La réunion tentera également de jeter les bases du futur gouvernement", a-t-il ajouté, réaffirmant que le cabinet rassemblerait des "technocrates".

"Ce sont des gens qui doivent s'occuper d'administrer les affaires courantes dans les territoires libérés, comme l'électricité, l'eau", a-t-il dit.

L'idée de former un gouvernement provisoire est intervenue alors que le conflit sanglant s'éternise en Syrie et que les insurgés contrôlent de larges territoires dans le nord et l'est du pays.

Selon les experts, la prochaine création d'un tel gouvernement devrait permettre à l'opposition en exil de rattraper son retard sur les groupes islamistes bien implantés sur le terrain et surtout gagner en crédibilité auprès des Syriens de l'intérieur et de la communauté internationale.

ram/sk/cco