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26/02/2013 12:36 EST | Actualisé 28/04/2013 05:12 EDT

Michelle Obama superstar du second mandat

Elle annonce radieuse le gagnant des Oscars, danse à la télévision, poursuit sa lutte contre l'obésité infantile, et sa nouvelle frange est l'objet d'infinis débats: Michelle Obama est la star de ce début de second mandat à la Maison Blanche.

Mardi, alors que son mari poursuivait son bras de fer budgétaire avec les républicains, Mme Obama racontait tout sourire dans les journaux matinaux de la chaîne de télévision ABC les progrès timides dans la lutte contre l'obésité infantile, ses filles qui grandissent, les cheveux blancs de son mari... et bien sur sa frange, qu'elle a récemment expliquée, à 49 ans, comme sa "crise de la quarantaine".

Mercredi elle sera dans le Mississippi pour célébrer le 3e anniversaire de son programme "Let's move" (Bougeons") à destination des enfants. Jeudi à Chicago. Elle était vendredi dernier à New York, et a également assisté récemment aux obsèques d'une adolescente tuée par balle à Chicago, en plein débat sur les armes à feu.

"Nous avons changé le débat dans ce pays" sur l'obésité infantile, s'est-elle réjouie sur ABC. "Nous voyons maintenant un peu de mouvement sur cette question".

Et le mouvement, elle connaît: pour en souligner le besoin, dans le cadre de "Let's move", la Première Dame n'a pas hésité à danser à la télévision la semaine dernière, aux côtés de l'animateur de NBC Jimmy Fallon déguisé en femme. Sur YouTube, la vidéo a été regardée par plus de 8 millions de personnes.

Car quatre ans après son arrivée à la Maison Blanche, Michelle Obama, charismatique et décontractée, est plus populaire que jamais : 73% des Américains en ont une opinion favorable, selon un sondage CNN réalisé à la mi-décembre.

Lors des cérémonies d'investiture le mois dernier, elle a presque volé la vedette à son mari, par son élégance, extrêmement commentée.

Et libérée de la pression du premier mandat - le mandat actuel de Barack Obama est son dernier - elle semble en apprécier tous les moments, pour le plus grand bénéfice de la Maison Blanche.

Dans une robe lamé argent de Naeem Khan, elle était dimanche soir la vedette inattendue des Oscars, annonçant depuis la Maison Blanche l'Oscar du meilleur film pour Argo, le thriller de Ben Affleck sur la crise iranienne des otages en 1979.

Derrière le sourire, cette avocate formée à Harvard, parfaitement disciplinée, n'avait pas oublié la politique, quand elle a évoqué les films en compétion "qui nous rappellent que nous pouvons dépasser tous les obstacles, si nous luttons suffisamment et trouvons le courage de croire en nous-mêmes". Et ce, "qui que nous soyons (...) qui que nous aimions", a-t-elle ajouté, dans une allusion au mariage pour tous défendu par son mari.

Cette participation active aux Oscars - une première pour une First Lady - n'a pas été du goût de tous.

Dans l'hebdomadaire New Yorker, le chroniqueur Richard Brody, tout en précisant qu'il était "un grand admirateur de la Première dame" l'a trouvée "complètement déplacée".

Sur la chaîne conservatrice Fox News, le journaliste Bill O'Reilly a dénoncé une opération "de propagande". Et dans le Washington Post, la chroniqueuse conservatrice Jennifer Rubin a également dénoncé une "intrusion" déplacée (...) au bénéfice des paillettes d'Hollywood qui ont payé avec tellement de générosité pour l'élection de son mari".

Certaines mauvaises langues se demandaient même sur Twitter si la prochaine fois Mme Obama n'allait pas annoncer le nouveau pape.

L'agence iranienne de presse Fars a connu également un écho rare aux Etats-Unis, en décidant apparemment de modifier la photo de Mme Obama dans sa robe des Oscars, pour couvrir son décolleté et ses épaules.

Mais si certains soulignent les risques associés à une trop grande exposition, rien ne semble devoir pour l'instant arrêter la First Lady, objet également d'un nouveau portrait officiel rendu public il y a quelques jours.

Mardi, elle est même passée aux fourneaux sur ABC, pour promouvoir une compilation de recettes de cuisine bonne pour la santé, en liaison avec "Let's move".

bd/jca