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26/02/2013 10:28 EST | Actualisé 28/04/2013 05:12 EDT

Libye: l'Assemblée nationale dénonce des violations des droits de l'Homme

La commission des droits de l'Homme de l'Assemblée nationale libyenne a critiqué mardi la situation des droits de l'Homme dans le pays, faisant état d'enlèvements, d'assassinats et d'un recours "quasi-systématique" à la torture par des milices.

Dans un communiqué, la commission a mis en garde contre "le danger qui menace les droits humains en Libye", citant "les enlèvements, les disparitions forcées, les assassinats, les arrestations arbitraires et la torture quasi-systématique".

Elle a estimé que "ces violations et les pratiques inhumaines (allaient) ramener le pays à la case départ", celle de "la dictature et de l'injustice", soulignant sa conviction selon laquelle "il n'y a point de liberté ni de dignité dans une société où règnent le désordre et le chaos des milices".

"Nous soulignons la nécessité d'ouvrir une enquête et de punir tous ceux qui sont impliqués (dans ces violations des droits de l'Homme), de manière à établir un sentiment de sécurité et de justice chez le peuple libyen", a encore affirmé la commission.

Début février, Human Rights Watch (HRW) avait estimé que la Libye était "toujours en proie à de graves violations des droits de l'Homme, y compris les arrestations arbitraires, la torture et les décès en détention, près d'un an et demi après le renversement de Mouammar Kadhafi" en octobre 2011.

La plupart des détenus sont des membres des forces de sécurité du régime déchu du colonel Kadhafi, d'anciens responsables gouvernementaux, des présumés mercenaires étrangers ou des migrants sub-sahariens, selon HRW.

L'armée et la police n'étant toujours pas entièrement opérationnelles, des milices, souvent composées d'anciens révolutionnaires ayant combattu le régime de Mouammar Kadhafi, en profitent pour faire la loi dans le pays.

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