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26/02/2013 01:47 EST | Actualisé 28/04/2013 05:12 EDT

Les attaques des talibans en Afghanistan n'ont pas diminué (responsables américains)

Les attaques des talibans en Afghanistan n'ont pas diminué et elles ont été aussi nombreuses en 2012 qu'en 2011, contrairement à ce qu'avait affirmé la coalition internationale dans le pays, ont indiqué mardi des responsables militaires américains.

Les "attaques lancées par l'ennemi" en Afghanistan n'ont pas diminué de 7%, comme l'avait indiqué l'Isaf, le bras armé de l'Otan, sur son site, mais sont restées en 2012 au même niveau que l'année précédente, selon ces responsables.

Le gouvernement américain et les pays alliés avaient salué cette baisse des attaques d'insurgés comme la preuve d'un repli des talibans.

L'erreur provient du fait que des unités afghanes, qui viennent de remplacer l'Isaf dans certaines zones, n'avaient pas entré les bons chiffres dans la base de données de l'Isaf.

"L'erreur est due au fait qu'un grand nombre d'unités afghanes se sont inscrites en ligne, quand elles ont pris pour la première fois en 2012 les commandes des opérations dans une majorité de provinces", a expliqué un responsable militaire américain, sous couvert de l'anonymat.

"Dans l'ensemble, les chiffres sont les mêmes" entre 2012 et 2011, a-t-il précisé.

Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta, des militaires de haut rang et d'autres responsables de l'armée américaine avaient évoqué une amélioration de la sécurité en Afghanistan grâce à une baisse du nombre de ces attaques. Dans un rapport publié en octobre, le Pentagone avait noté une baisse des attaques ennemies depuis mai jusqu'en septembre 2012.

Cette erreur soulève des questions sur l'exactitude des statistiques fournies par le Pentagone et l'Otan, notamment celles recensées par l'armée et la police afghanes, qui sont moins formées et moins alphabétisées.

Les données sur ces "attaques lancées par l'ennemi" sont "les meilleures dont nous disposons, mais elles ne sont pas parfaites", a reconnu ce responsable, pour qui cette erreur ne change pas l'appréciation du conflit par le Pentagone.

"Nous restons confiants car nous assistons à des progrès" quand par exemple les insurgés sont obligés d'agir hors des zones peuplées, a-t-il plaidé.

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