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26/02/2013 09:33 EST | Actualisé 28/04/2013 05:12 EDT

Le pétrole ouvre en baisse à New York, miné par les craintes sur l'Italie

Les cours de pétrole ont ouvert en baisse mardi à New York dans le sillage des Bourses, l'incertitude politique en Italie après les élections serrées faisant resurgir des craintes pour la zone euro et la prudence restant de mise avant de nouvelles discussions sur l'Iran.

Vers 14H15 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en avril perdait 11 cents par rapport à la clôture de lundi, et s'échangeait à 93,00 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"L'impasse politique en Italie est le slogan du jour sur les marchés", a remarqué Robert Yawger, de Mizuho Securities USA.

A l'issue d'élections législatives, la coalition de la gauche italienne menée par Pier Luigi Bersani a obtenu une majorité de sièges à la Chambre des députés, mais, au Sénat, aucune majorité claire ne se dégage.

"C'est le pire scénario pour l'Italie (...), et cela garantit une instabilité gouvernementale pour un certain temps" qui pourrait remettre en cause la poursuite des réformes économiques entreprise par le pays, troisième économie de la zone euro, ces derniers mois, a noté M. Yawger.

Le prix du baril pâtissait également d'une "légère baisse de la prime géopolitique" alors que débutaient au Kazakhstan des négociations sur le programme nucléaire iranien, a relevé John Kilduff, d'Again Capital.

Les pays du groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-uni, Russie et Allemagne) et Téhéran doivent chacun présenter de nouvelles offres et, même si les divergences persistent, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a dit "espérer" pouvoir trouver une "solution diplomatique".

Autre raison pour les courtiers de se placer en retrait: ils anticipent une nouvelle hausse des réserves de brut aux Etats-Unis dans le rapport hebdomadaire du département de l'Energie qui sera publié mercredi, a souligné M. Kilduff.

Les investisseurs seront par ailleurs attentifs dans la journée à l'intervention du président de la banque centrale américaine Ben Bernanke devant une commission parlementaire, selon l'expert.

Le patron de l'institution doit s'exprimer sur le cap de la politique monétaire du pays.

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