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26/02/2013 03:33 EST | Actualisé 28/04/2013 05:12 EDT

L'ATAC demande au gouvernement fédéral de ne pas accorder de répit à Air Canada

OTTAWA - L'Association du transport aérien du Canada (ATAC) demande au gouvernement fédéral de ne pas accorder un répit de 10 ans à Air Canada (TSX:AC.B), aux prises avec un déficit de 4,2 $ milliards dans son fonds de pension à prestations déterminées.

L'ATAC, qui représente de petits transporteurs régionaux, a réclamé du gouvernement qu'il mette en place des «conditions équitables» dans le secteur canadien du transport, au lieu d'accorder un avantage concurrentiel à l'ancienne société de la Couronne.

Le plus important transporteur aérien au pays a demandé à Ottawa l'autorisation de plafonner ses paiements spéciaux destinés au déficit de son régime de retraite à 150 $ millions annuellement pour les dix prochaines années. Cela voudrait dire un répit estimé à 700 $ millions par année durant les cinq prochaines années.

Dans une récente lettre au premier ministre fédéral Stephen Harper, le président de l'ATAC, John McKenna, a affirmé que de soutenir exclusivement une société qui a déjà bénéficié d'une «aide appréciable» affecterait négativement et de façon importante l'équilibre et la capacité concurrentielle de l'industrie.

L'ATAC propose qu'une solution à court terme soit appliquée en fonction des approbations annuelles établies à l'aide d'outils de mesure financière.

Air Canada, qui a obtenu le soutien de ses employés syndiqués dans le cadre de ses efforts, a refusé de faire quelque commentaire que ce soit au sujet de la prise de position de l'ATAC.

La société aérienne de Montréal est représentée par le Conseil national des lignes aériennes du Canada (CNLA), une association fondée en 2008 afin de faire face aux problèmes des grands transporteurs aériens comme WestJet (TSX:WJA), Air Transat et Jazz.

L'action d'Air Canada (TSX:AC.B) a cédé mardi un cent à la Bourse de Toronto, pour clôturer à 2,36 $.