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26/02/2013 04:01 EST | Actualisé 28/04/2013 05:12 EDT

Egypte: Obama dit à Morsi qu'il est le gardien des principes démocratiques

Barack Obama a affirmé mardi à son homologue égyptien Mohamed Morsi qu'il était "responsable de la protection des principes démocratiques", lors d'une conversation téléphonique en plein "dialogue national" boycotté par l'opposition, a annoncé la présidence américaine.

"Le président Obama a parlé avec le président Morsi pour réaffirmer le soutien ferme des Etats-Unis aux Egyptiens, au moment où ils poursuivent leur transition vers la démocratie", a précisé la Maison Blanche dans un communiqué.

Lors de cette conversation, M. Obama "a salué l'engagement du président Morsi à être le président de tous les Egyptiens (...) et a insisté sur le fait que le président Morsi était responsable de la protection des principes démocratiques pour lesquels les Egyptiens se sont tant battus".

De même source, M. Obama a encouragé M. Morsi "et tous les groupes politiques égyptiens à oeuvrer au consensus et à faire progresser la transition politique". La situation économique et "l'importance d'appliquer des réformes largement soutenues" ont également été mentionnées.

Le secrétaire d'Etat John Kerry est attendu le 2 mars en Egypte, a rappelé la Maison Blanche. Sur place, "il rencontrera des responsables du gouvernement et de l'opposition (...) et insistera sur la nécessité pour tous les Egyptiens de coopérer afin de construire leur démocratie".

Cet appel a eu lieu le jour même où M. Morsi, issu des islamistes des Frères musulmans, participait au "dialogue national" sur les prochaines élections législatives, auquel il avait appelé toutes les forces politiques mais que la principale coalition de l'opposition a boycotté.

Le Front du salut national (FSN), une coalition de partis et de mouvements en majorité de gauche et libéraux, a aussi annoncé qu'il boycotterait les législatives devant s'étaler sur deux mois à partir du 22 avril, estimant notamment que rien ne garantissait leur transparence.

La coalition, qui accuse les Frères musulmans de vouloir "dominer" toutes les institutions de l'Etat, souhaite que ses principales demandes, dont un gouvernement de "salut national", soient remplies avant un dialogue.

tq/sam