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26/02/2013 07:47 EST | Actualisé 28/04/2013 05:12 EDT

Contrats soumis à l'AMF : le maire Applebaum s'impatiente

Le maire de Montréal, Michael Applebaum, évoque des risques de paralysie économique au Québec si la Ville n'obtient pas les autorisations nécessaires pour lancer plusieurs travaux d'infrastructure.

Le maire affirme qu'il entend aborder ce sujet avec la première ministre Pauline Marois très bientôt.

La Ville de Montréal a soumis pour analyse, en décembre, une cinquantaine d'appels d'offres à l'Autorité des marchés financiers (AMF), afin de réduire les risques de collusion et de corruption. Si le maire se réjouit que l'AMF et l'Unité permanente anticorruption (UPAC) évaluent les entreprises qui remportent les appels d'offres, il s'impatiente aussi de ne recevoir aucune autorisation pour aller de l'avant avec les contrats.

En tout, 750 millions de dollars de travaux sont prévus cette année.

La faute de la Ville, dit l'AMF

L'Autorité des marchés financiers dit de son côté qu'elle n'a reçu de la Ville de Montréal qu'une petite partie des dossiers complets dont parle le maire Applebaum. Le porte-parole de l'AMF, Sylvain Théberge, signale avoir reçu les documents requis, avec le nom des entreprises retenues, pour seulement 12 des 50 appels d'offres, dont 9 la semaine dernière seulement.

« On veut bien qu'on nous accuse ou qu'on nous pointe du doigt de ne pas agir assez rapidement, mais encore faut-il que nous recevions les dossiers pour pouvoir les traiter. Nous ne pouvons évidemment pas aller plus vite que ce que la Ville de Montréal nous achemine comme dossiers à vérifier », expose le porte-parole.

Le maire Applebaum a offert du personnel à l'AMF pour doubler le nombre d'analyses dans les prochains mois. Or, l'AMF affirme que le problème n'en est pas un d'effectifs, mais de temps pour bien analyser les dossiers.