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26/02/2013 04:08 EST | Actualisé 27/04/2013 05:12 EDT

Claude Deschênes annonce son départ

Au service de l'information de Radio-Canada depuis 1980, le journaliste culturel Claude Deschênes a annoncé mardi son départ. Il présentera son dernier reportage le 2 août prochain.

Depuis 1989, Claude Deschênes est affecté à la couverture quotidienne de l'actualité culturelle à la télévision de Radio-Canada.

C'est à la radio que Claude Deschênes a fait ses premiers pas en journalisme. En mars 1980, il est entré au service de l'information de Radio-Canada, à Québec. Puis en 1989, après huit années passées à Toronto, toujours pour Radio-Canada, il est revenu à Montréal pour occuper le poste de chroniqueur culturel à la télévision.

« Je me rappelle mon premier direct, c'était pendant le show des Stones au Stade olympique [en 1989]. »

Des rencontres marquantes

Pendant les 30 années passées à couvrir la scène culturelle, le journaliste a été témoin de l'ascension fulgurante du Cirque du Soleil, de l'éclosion des humoristes Stéphane Rousseau et Patrick Huard, de la transformation des festivals en gigantesques machines, de l'inauguration du Quartier des spectacles et de la Maison symphonique de Montréal.

Mais si on lui demande quel artiste l'a particulièrement marqué en 30 ans de carrière, il répond sans hésiter.

« Céline Dion, pour ce qu'elle a accompli. Ça peut sembler un cliché, mais je l'ai connue très jeune. Je l'ai présentée en 1988 lors de la Saint-Jean à Toronto. J'ai été témoin de son évolution. »

En 30 ans, il a vu son métier se transformer, particulièrement avec l'arrivée du direct qui a changé la manière de couvrir l'actualité culturelle.

« Les artistes ont commencé à donner des prestations pendant leur lancement. C'est là que sont arrivées Sonia Benezra à TQS, puis l'émission Flash et Musique Plus. Les lancements étaient très courus par les télés. Puis, à un moment donné, tout ça a disparu. »

Le journaliste s'inquiète d'ailleurs de la disparition des rendez-vous culturels quotidiens de plusieurs chaînes généralistes.

« On est moins dans la "messe". Quand nous parlions du spectacle Saltimbanco et que 700 000 personnes regardaient, le téléphone se mettait à sonner dans les billetteries quelques secondes plus tard. On n'était pas là pour faire vendre des billets, mais ce que tu montrais convainquait les gens. Il n'y a maintenant plus, quotidiennement, cette masse critique d'auditeurs. »

Passer à autre chose

Et à quelques mois de réaliser son dernier reportage, Claude Deschênes, qui souhaite entreprendre d'autres projets et qui refuse de parler de retraite, n'a aucun regret.

« C'est la beauté du quotidien, tu ne peux jamais t'apesantir sur ce qui va mal ou sur ce qui a moins réussi, tu es toujours aspiré vers l'avant. Ça va vite, vite, vite. Et ça, c'est une chose qui va me manquer. »

Rencontrer de nouveaux artistes et partager ses découvertes avec le public lui manquera également.

« Il faut toujours susciter l'intérêt autour de ce qui se passe en culture. Il ne faut surtout pas que ça s'éteigne ».

Voici quelques images de Claude Deschênes en action tirées de nos archives.

Un texte de Félix-Antoine Viens