NOUVELLES
26/02/2013 12:07 EST | Actualisé 28/04/2013 05:12 EDT

Bombardier nie toute malversation liée à des contrats en Algérie

Radio-Canada

La multinationale montréalaise Bombardier (TSX:BBD.B) dit n'avoir aucune raison de s'inquiéter après l'ouverture par l'Algérie d'une enquête sur la vente de huit appareils à un transporteur régional détenu par la société publique Sonatrach Petroleum, dont le nom a fait surface dans le cadre d'une enquête sur une autre multinationale montréalaise, SNC-Lavalin.

Le porte-parole de Bombardier, Marc Duchesne, a expliqué que la compagnie a vendu les appareils directement au transporteur Tassili Airlines sans avoir recours aux services d'un agent dont le nom a été mentionné relativement à des contrats obtenus par SNC-Lavalin (TSX:SNC).

« Nous nous astreignons à une diligence raisonnable très stricte et je peux confirmer que cette transaction a été effectuée de la même manière », a-t-il dit.

Des médias algériens citent des sources anonymes selon qui les autorités se penchent sur un contrat signé en 2006, portant sur la vente de quatre appareils Q400 pour 84 millions de dollars américains. Quatre Q200 plus petits ont été commandés un an plus tard.

Deux autres compagnies, Airbus et ATR, avaient misé sur ces contrats, mais leurs offres n'ont jamais été rendues publiques. Une plainte a été déposée en 2006.

Le président et chef de la direction de Bombardier, Pierre Beaudoin, avait signé les contrats en compagnie de l'ancien ministre algérien de l'Énergie et des Mines, Chakib Khelil. Celui-ci a été chassé de son poste en 2010 en lien avec une affaire de corruption. Khelil est un proche du consultant algérien Farid Bedjaoui, un individu éduqué à Montréal à qui SNC-Lavalin a fait appel pour remporter au moins un milliard de dollars en contrats auprès de Sonatrach.

Bedjaoui est soupçonné d'avoir trempé dans le versement de 200 millions de dollars en pots-de-vin à des entreprises du secteur des hydrocarbures afin de faciliter l'obtention de contrats.