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25/02/2013 09:35 EST | Actualisé 27/04/2013 05:12 EDT

Yémen: le président appelle les sudistes au dialogue depuis Aden

Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a appelé lundi depuis Aden (sud) les sudistes à participer au dialogue national alors que des militants séparatistes imposaient une nouvelle journée de "désobéissance civile" dans la ville.

"Nous sommes à 21 jours du lancement du dialogue national qui tracera les grandes lignes du nouveau Yémen (...) Seul le dialogue peut résoudre tous les problèmes et les dossiers en suspens", a déclaré le chef de l'Etat, arrivé samedi dans le sud du pays où les violences ont fait huit morts depuis jeudi.

"Certains, ici, à Beyrouth ou ailleurs, ne veulent pas le dialogue pour préserver leurs intérêts et ont embrigadé des médias pour (...) déstabiliser le pays", a ajouté le président.

Il faisait notamment allusion au chef de la tendance dure des autonomistes sudistes, l'ancien vice-président Ali Salem Al-Baïd, installé dans la capitale libanaise.

"Trêve de conflits, ouvrons une nouvelle page", a ajouté le chef de l'Etat alors que des radicaux du Mouvement sudiste imposaient lundi une nouvelle journée de "désobéissance civile".

Des activistes masqués ont bloqué à l'aide de pierres et de pneus enflammés plusieurs routes à Aden, y compris dans le quartier de Crater où le président recevait des responsables locaux, selon le correspondant de l'AFP.

Les boutiques et les écoles ont été fermées dans ce quartier et dans d'autres comme Mansoura, fief du Mouvement sudiste, Dar Saad et cheikh Othman. Plusieurs commerçants qui ont requis l'anonymat ont affirmé avoir été contraints de baisser leur rideau de fer par des activistes.

Les violences entre les forces de sécurité et les séparatistes ont fait huit tués depuis jeudi dans le sud du pays.

La tendance dure du Mouvement sudiste réclame la sécession du Sud, un Etat indépendant jusqu'en 1990, et refuse de participer au dialogue national qui doit commencer le 18 mars.

La question sudiste sera au menu de ce dialogue censé permettre l'élaboration d'une nouvelle Constitution et préparer les élections prévues en février 2014, à l'issue d'une période de transition de deux ans après le départ négocié de l'ex-président Ali Abdallah Saleh.

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