BIEN-ÊTRE
25/02/2013 07:51 EST | Actualisé 27/04/2013 05:12 EDT

Steven Spielberg, un titan d'Hollywood qui trébuche encore aux Oscars

Le réalisateur américain Steven Spielberg, l'un des hommes les plus puissants d'Hollywood, a été, cette année encore, boudé par les Oscars avec son film "Lincoln", après un cru 2012 lors duquel son "Cheval de guerre" était reparti bredouille.

Le cinéaste a beau avoir l'une des filmographies les plus riches et populaires de sa génération, les Oscars ne l'ont pas récompensé depuis 1999 et sa statuette de meilleur réalisateur pour "Il faut sauver le soldat Ryan".

C'était son deuxième trophée dans cette catégorie après "La liste de Schindler" en 1994, également couronné par l'Oscar du meilleur film.

Tout était réuni pour un nouveau sacre cette année, avec "Lincoln" et ses douze nominations, ne serait-ce que dans la catégorie réalisation, qui lui semblait acquise. Mais à la surprise générale, l'Académie des Arts et Sciences du Cinéma lui a préféré Ang Lee, récompensé pour "L'Odyssée de Pi".

Au final, "Lincoln" n'est reparti qu'avec le trophée du meilleur acteur -- certes historique -- pour Daniel Day-Lewis et les meilleurs décors, une claque pour un film qui faisait la course en tête des nominations.

L'an dernier, sa grande fresque historique "Cheval de guerre" avait accumulé six nominations, dont celle de meilleur film, mais n'avait rien gagné. Et le cinéaste n'était même pas nommé dans la catégorie de meilleur réalisateur.

Ce fiasco rappelait le goût amer des Oscars 2005, quand "Munich" et ses cinq nominations -- dont meilleur film et réalisateur -- était reparti les mains vides.

Petite consolation, Ben Affleck a rendu hommage à son aîné dimanche soir, en recevant son Oscar pour "Argo, en lançant: "Steven Spielberg est un génie et un immense talent parmi nous".

Toujours courtois, le cinéaste lui a répondu, depuis la salle: "Merci, Ben".

rr/abk