NOUVELLES
25/02/2013 11:22 EST | Actualisé 27/04/2013 05:12 EDT

Soudan: plus de 500 morts en 7 semaines dans les violences au Darfour (député)

Au moins 500 personnes ont été tuées et près de 900 blessées depuis début janvier dans des affrontements entre tribus arabes au Darfour, a affirmé lundi un député de cette région de l'ouest du Soudan.

Ce bilan est bien plus élevé que ceux communiqués jusqu'ici sur les combats opposant depuis début janvier la tribu des Rezeigat à celle des Beni Hussein, pour le contrôle de mines d'or dans la région de Jebel Amir au Darfour-Nord.

"Le nombre de martyrs (pour la période allant) du 6 janvier au 23 février est 510, dont des femmes et des enfants. 865 autres personnes ont été blessées", a indiqué le député Adam Sheikha, précisant que la totalité de ces victimes faisaient partie de la tribu des Beni Hussein à laquelle il appartient.

Le nombre de victimes au sein des Rezeigat est pour le moment inconnu. Aucun responsable de cette tribu n'a pu être joint pour le moment.

Le 30 janvier, Amnesty International avait évoqué un bilan de 200 morts dans les violences.

Depuis le début des combats, 15 femmes ont été violées, tandis que 68 villages ont été entièrement brûlés et 120 en partie incendiés, a précisé M. Sheikha, député de la circonscription d'El-Sireaf, où les combats ont eu lieu.

Des habitants d'El-Sireaf avaient rapporté samedi une attaque à la mitrailleuse lourde et aux lance-grenades menée par des miliciens de la tribu des Rezeigat, faisant plus de 50 morts.

M. Sheikha, membre du parti du Congrès national, au pouvoir, a indiqué que ces miliciens étaient arrivés "à bord de véhicules gouvernementaux, avec des armes de l'Etat, et recevaient leur salaire de l'Etat."

Il a également estimé que près de 20.000 familles avaient été déplacées, soit près de 200.000 personnes.

L'ONU avait indiqué fin janvier que plus de 100.000 personnes avaient été poussées à la fuite ou fortement affectées par les violences au Jebel Amir, venant s'ajouter au 1,4 million de déplacés toujours bloqués dans des camps au Darfour suite à la guerre civile.

str-it/tg/cco

PLUS:afp