POLITIQUE
25/02/2013 10:13 EST | Actualisé 26/02/2013 07:14 EST

Sommet sur l'enseignement supérieur: Attentes modérées en ouverture de journée

Agence QMI

Les participants au Sommet sur l'enseignement supérieur tentaient de minimiser les attentes lundi matin alors que s'ouvrait la première des deux journées de rencontres.

L'exercice organisé par le gouvernement Marois vise à trouver une sortie à la crise étudiante qui a débuté il y a un an déjà. Le «Sommet sur l'éducation» réunit 350 personnes représentant une soixantaine de groupes de divers horizons de la société.

D'entrée de jeu lundi matin, la présidente de la FEUQ Martine Desjardins a expliqué qu'elle n'attendait pas d'engagements concrets à la fin du Sommet mardi après-midi. «Je ne crois pas qu'on devrait signer une entente à la fin de ce Sommet, dit-elle. Malgré les rencontres préparatoires, il n'y a pas de propositions fermes sur la table de la part du gouvernement.»

La présidente de la FEUQ aurait aimé que le gouvernement se présente lundi matin avec des propositions plus concrètes. «Nous l'avons demandé dès la première rencontre préparatoire», rappelle-t-elle. Pour Martine Desjardins, le vrai travail débutera donc après le Sommet.

Même son de cloche du côté de la présidente de la FECQ, Éliane Laberge, qui juge que les participants ne pourront pas discuter suffisamment en détail des enjeux pour en arriver à une entente. «Avant de signer un document, il faut s'entendre sur les modalités de mise en oeuvre des positions adoptées, dit-elle. Par exemple, on ne pourra pas décider de la façon de mettre en place un Conseil des universités après une heure de discussion.»

La présidente de la FECQ ajoute: «Ça ne serait pas mieux que les participants signent une entente à contrecoeur et qu'on se retrouve dans la même dynamique qu'au printemps dernier».

Croisée en ouverture de l'événement, l'ex-directrice du journal Le Devoir Lise Bissonnette, qui a souvent écrit sur la question de l'éducation, a également jugé qu'une entente ne serait pas nécessaire en clôture du Sommet mardi. «J'ai couvert suffisamment de grands sommets dans ma carrière pour vous dire que souvent ces ententes ne valent pas le papier sur lequel elles sont signées.» Lise Bissonnette est aujourd'hui membre du conseil d'administration de l'UQAM.

Un débat qui évolue

Par ailleurs, la présidente de la FEUQ a réagi au sondage CROP-La Presse paru ce matin dans le quotidien montréalais. On y apprenait que 48% des répondants sont en faveur d'une indexation des droits de scolarité, la position défendue par le gouvernement Marois. «Ce n'est pas surprenant, dit Martine Desjardins. Quand on demande aux gens s'ils veulent payer ou faire payer les étudiants, les gens répondent qu'ils ne veulent pas payer de leur poche.»

Elle souligne que la population se disait en faveur d'une hausse lors du printemps érable l'an dernier. La présidente de la FEUQ y voit donc une victoire en demi-teinte.

Le sondage CROP-La Presse affirme également que les deux tiers des répondants estiment que les universités sont mal gérées. Une bonne nouvelle pour la présidente de la FEUQ. «Il y a un an, la question du sous-financement et de la mauvaise gestion des universités ne faisait même pas partie du débat», souligne-t-elle.

L'Arsenal sous haute surveillance

Le lieu retenu pour la tenue du Sommet sur l'éducation, le centre d'art contemporain L'Arsenal, fait l'objet d'une forte sécurité policière. Les participants devaient se présenter à cinq points de sécurité avant d'entrer dans l'établissement.

Lundi matin, une cinquantaine de personnes ont manifesté devant l'édifice, mais ceux-ci avaient quitté avant le début de l'événement.

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