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25/02/2013 03:19 EST | Actualisé 27/04/2013 05:12 EDT

Le pétrole quasi stable à New York, prudence face à l'Italie et l'Iran

Le prix du baril est resté quasi stable lundi à New York, les investisseurs faisant preuve de prudence alors que l'issue des élections italiennes restait incertaine, et que des négociations sur le programme nucléaire iranien devaient reprendre mardi.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en avril a lâché 2 cents pour s'établir à 93,11 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le prix du baril, qui avait débuté la séance en hausse, s'est replié au fur et à mesure que les incertitudes sur les résultats du scrutin législatif en Italie se renforçaient.

Des premiers résultats partiels faisaient état d'une victoire à la Chambre des députés de la coalition de gauche, emmenée par le chef du Parti démocrate (PD) Pier Luigi Bersani, et d'une légère avancée de la gauche au Sénat.

Mais une victoire en voix dans cette dernière enceinte ne se traduirait pas automatiquement par une majorité en sièges (la majorité absolue est à 158 sièges), car le système électoral du Sénat, complexe, accorde une prime majoritaire au niveau de chaque région.

Cela n'écarte donc pas la possibilité que cette chambre soit dirigée par la droite.

"Le fait que (l'ancien chef de gouvernement Silvio) Berlusconi apparaisse de nouveau comme un dirigeant potentiel" a eu un effet certain sur les devises, l'euro perdant du terrain face au dollar, a remarqué Rich Ilczyszyn, de iiTrader.com.

Parallèlement, la monnaie américaine se renforçait alors que les investisseurs attendaient "le témoignage du (président de la banque centrale américaine) Ben Bernanke" mardi et mercredi devant des commissions parlementaires sur le cap de la politique monétaire du pays, a ajouté l'analyste.

Or un renforcement du billet vert rend moins attractifs les achats de brut libellés en dollars pour les investisseurs munis d'autres devises.

Les courtiers se sont aussi placés en retrait alors que des négociations entre l'Iran et les pays du groupe 5+1 (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) sur le programme nucléaire de Téhéran, interrompues mi-2012, doivent reprendre mardi à Almaty, au Kazakhstan.

"Il semble que les Iraniens ne soient pas vraiment prêts à un compromis", ce qui retarderait d'autant la levée de l'embargo sur les exportations pétrolières de Téhéran par les pays occidentaux, a noté Robert Yawger, de Mizuho Securities USA.

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