POLITIQUE
25/02/2013 07:12 EST | Actualisé 27/02/2013 10:01 EST

Le Sommet de la fuite en avant, estime Jean-Marc Fournier

PC

La première journée du Sommet sur l’enseignement supérieur n’est pas encore terminée que déjà les chefs des partis de l’opposition à l’Assemblée nationale remettent en question l’intérêt de la démarche. Ils accusent également le gouvernement Marois de fuir ses responsabilités en matière d’éducation.

Bien que les travaux se déroulent dans une ambiance calme et même cordiale entre les différents intervenants réunis, certains ne se gênent pas pour dénoncer le manque de décision de la part du gouvernement.

Une critique qui fait dire au chef par intérim de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Fournier, que le Sommet est un exercice où les résultats risquent d’être absents.

Un Sommet reporté

«Le Sommet a été reporté. Il n’y a aucun Sommet. Il n’y a aucune décision prise. À part la décision qui a été prise, soit celle de ne prendre aucune décision», ironise le chef par intérim du Parti libéral du Québec (PLQ).

Selon Jean-Marc Fournier, le gouvernement est en train de démontrer son incapacité à prendre des décisions. Une observation attribuable, entre autres, au fait que le gouvernement Marois a annoncé depuis le début du Sommet la création de groupe de travail afin d’étudier certaines questions.

«Je ne sais plus à combien de groupes de travail ils sont rendus… d’assises, de comités. Il y a eu beaucoup de report dans le temps. Écoutez, ils sont en train de reporter jusqu’à trois ans dans le temps. C’est une surprise totale», dénonce-t-il, accusant le gouvernement Marois de ne pas respecter les attentes des Québécois à l’égard du Sommet.

«Le consensus il est sur quoi : sur ‘’rejaser’’ plus tard ? Il y a zéro décision. Nous avons un gouvernement impuissant. C’est le flou absolu. On a l’impression qu’il n’y a pas de gouvernement», poursuit-il.

Les vraies questions évacuées

Même son de cloche de la part du chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault. «Nous avons un débat, mais pas sur les vrais sujets», se désole-t-il.

En début d’après-midi, le deuxième atelier du Sommet portait sur «renforcer la recherche et la collaboration entre les établissements et leurs milieux». Or, le chef de la CAQ a dénoncé les coupures de 250M$ dans les fonds de la recherche, et ce, malgré une annonce d’un investissement de 15M$ additionnels lors du Sommet. «Il ne faut pas oublier que les coupures sont maintenant», martèle-t-il.

François Legault s’est également opposé à la création du Conseil national des universités.

Du côté de Québec Solidaire, Françoise David s’est par ailleurs réjouie de la création du Conseil national des universités. Elle a aussi souligné la volonté du gouvernement Marois de demander des redditions de comptes aux universités.

«Je souligne également que le gouvernement a réaffirmé son engagement envers le rôle des cégeps», conclut-elle.

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