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25/02/2013 10:43 EST | Actualisé 27/04/2013 05:12 EDT

Israël presse l'Autorité palestinienne d'empêcher les violences

Israël a de nouveau appelé lundi l'Autorité palestinienne à agir "avec responsabilité" et à empêcher les violences en Cisjordanie, après la mort d'un prisonnier palestinien causée, selon les Palestiniens, par des "tortures".

"Israël attend de l'Autorité palestinienne qu'elle agisse avec responsabilité pour empêcher les provocations et les violences qui ne font qu'exacerber les tensions", a déclaré à l'AFP le porte-parole du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Mark Regev.

"En fin de compte, ce n'est pas de violence dont on a besoin, mais de négociations de paix. Il est grand temps que la direction palestinienne mette fin à son boycott des pourparlers et retourne à la table des négociations", a ajouté M. Regev.

M. Netanyahu a eu lundi matin "des consultations sur la sécurité à la suite des événements en Judée et Samarie" (ndlr: noms bibliques que les Israéliens appliquent à la Cisjordanie), a précisé un communiqué de son bureau.

Il a également rencontré l'envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient Tony Blair.

Dimanche déjà, M. Netanyahu avait fait transmettre une "demande sans équivoque" à l'Autorité palestinienne pour qu'elle endigue les manifestations qui se déroulent depuis plusieurs jours en Cisjordanie en solidarité avec les détenus palestiniens en Israël.

La situation s'est aggravée avec la mort soudaine d'Arafat Jaradat, un jeune activiste du Fatah, samedi dans une prison du nord d'Israël.

L'Autorité palestinienne, disant s'appuyer sur le rapport préliminaire d'autopsie, a accusé Israël d'avoir torturé à mort le détenu palestinien.

Dans un communiqué, le coordinateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au Proche-Orient, Robert Serry, a fait part de sa "profonde tristesse" et a demandé une "enquête indépendante et transparente" sur les circonstances de la mort du jeune homme, en souhaitant que les conclusions soient publiées dès que possible.

M. Serry a mis en garde contre "un risque réel de déstabilisation" en raison des tensions grandissantes sur le terrain et appelé toutes les parties à un "maximum de retenue" pour prévenir de nouvelles violences.

agr/jlr/cco