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25/02/2013 09:18 EST | Actualisé 27/04/2013 05:12 EDT

Des militants omanais emprisonnés suspendent leur grève de la faim

Trente militants omanais, emprisonnés près de Mascate, ont suspendu leur grève de la faim observée pendant deux semaines après que la justice eut décidé d'examiner des recours en appel, a annoncé l'un de leurs avocats, Yacoub al-Harithi.

"Les détenus ont arrêté dimanche leur grève de la faim après avoir appris que la Haute Cour avait décidé d'examiner les recours introduits par certains d'entre eux", a expliqué Me Harithi.

La grève de la faim avait été déclenchée le 9 février par 17 militants qui dénonçaient le retard de la Haute cour à examiner leurs recours contre leur condamnation à des peines de 6 à 18 mois de prison pour participation à des manifestations, cybercriminalité ou crime de lèse-majesté.

Ils avaient ensuite été rejoints dans leur action par 13 autres détenus, selon des militants.

La Haute cour, qui fait office de Cour de cassation, a d'ailleurs statué lundi sur le cas de cinq de ces militants. Elle a confirmé la peine d'un an de prison prononcée contre eux en décembre 2012, pour lèse-majesté et cybercriminalité, a indiqué l'avocat.

Selon lui, cette Cour devrait poursuivre pendant les trois prochaines semaines l'examen des recours dont elle a été saisi.

Divers groupes de jeunes militants ou blogueurs sont poursuivis pour diffamation ou insulte sur les réseaux sociaux du sultan Qabous, qui dirige le pays depuis 42 ans. D'autres ont été condamnés ou sont jugés pour participation à des manifestations réclamant des réformes politiques.

Le 14 février, Reporters sans frontières avait exprimé "sa vive inquiétude pour l'état de santé" des grévistes de la faim et appelé à "la libération immédiate de l'ensemble des individus arrêtés pour crime de lèse-majesté et cyber-criminalité".

Oman avait, dans la foulée du Printemps arabe, été secoué en 2011 par des manifestations demandant notamment la création d'emplois. Le sultan Qabous a depuis procédé à des remaniements ministériels et élargi les pouvoirs de l'assemblée consultative.

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