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24/02/2013 03:18 EST | Actualisé 25/04/2013 05:12 EDT

Un mort dans de violents combats à la frontière libano-syrienne (sécurité)

De violents combats impliquant l'armée syrienne ont éclaté dans la nuit de samedi à dimanche à la frontière entre la Syrie et le Liban, faisant un mort, a-t-on appris auprès d'une source des services de sécurité libanais.

Le président libanais, Michel Sleimane, a appelé dimanche le côté syrien à "s'abstenir de tirer en direction du territoire libanais", selon un communiqué.

Dans le même temps, il a souligné la nécessité de "respecter la position neutre (du Liban) qui consiste à ne pas s'ingérer dans les affaires d'autres pays, notamment la Syrie".

Les violences ont éclaté quelques heures après la mort d'un Libanais, tué par des tirs en provenance du côté syrien, alors qu'il se trouvait à proximité d'un fleuve séparant les deux pays, a indiqué la source.

Des membres de son clan ont participé aux affrontements, a affirmé de son côté à l'AFP un responsable local libanais.

Des tirs d'artillerie, des obus de mortier et des armes automatiques ont été utilisés dans ces affrontements qui ont opposé l'armée syrienne dans le village syrien de Mchérfé, à des hommes armés dans la région libanaise de Boukayaa.

La source n'était pas en mesure de préciser si les hommes armés étaient des Libanais ou des Syriens opposés au régime de Damas.

Un Libanais a été tué et au moins quatre autres ont été blessés dans ces violences qui ont provoqué des dégâts, a indiqué le responsable.

Depuis le début du soulèvement en Syrie en mars 2011, de nombreux heurts, parfois meurtriers, ont éclaté aux frontières nord et est du Liban, opposant généralement l'armée syrienne à des groupes armés syriens ou libanais favorables à la rébellion en Syrie. Des affrontements ont également eu lieu entre groupes armés et soldats libanais qui tentent d'empêcher l'infiltration de combattants.

En juillet 2012, le président Sleimane avait protesté contre les violations syriennes de son territoire. Damas a été la puissance de tutelle pendant 30 ans au Liban.

Officiellement, le gouvernement libanais adopte une position de "dissociation" à l'égard du conflit syrien mais le pays est profondément divisé entre partisans et adversaires du régime de Bachar al-Assad.

Le conflit suscite notamment des tensions sectaires dans le pays multiconfessionnel qui a connu lui-même une guerre civile destructrice (1975-1990).

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