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24/02/2013 02:06 EST | Actualisé 26/04/2013 05:12 EDT

Syrie: rebelles et soldats s'affrontent pour le contrôle d'un complexe à Alep

BEYROUTH - Des rebelles appuyés par des chars capturés ont lancé une nouvelle offensive contre un complexe gouvernemental abritant une académie de police, près de la ville d'Alep, dimanche, alors que le gouvernement a répliqué avec des frappes aériennes pour tenter de protéger cette installation stratégique, ont fait savoir des militants.

Si les rebelles capturent ce complexe en bordure d'Alep, cela marquerait un nouveau recul pour le président Bashar al-Assad. Au cours des dernières semaines, son régime a perdu le contrôle d'infrastructures clés dans le nord-est, incluant un barrage hydroélectrique, un important champ pétrolifère et deux bases militaires le long de la route liant Alep à l'aéroport situé à l'est de la ville.

Les insurgés ont également frappé au coeur de Damas avec des obus de mortier ou des attentats, représentant un important défi envers le régime au centre de son siège du pouvoir.

Samedi, des combattants de l'opposition dans la province orientale de Deir el-Zour ont pris le contrôle d'installations militaires qui auraient, croit-on, autrefois été le site d'un réacteur nucléaire partiellement construit que des avions israéliens ont bombardé en 2007.

L'agence de presse officielle Sana a annoncé que des troupes gouvernementales avaient repoussé l'attaque sur l'académie de police près d'Alep, infligeant de lourdes pertes et détruisant quatre véhicules blindés et trois voitures équipées de mitrailleuses. Il n'y a eu aucune information sur les pertes gouvernementales.

Alep a été la scène de certains des plus intenses combats de la guerre ébranlant la Syrie depuis près de deux ans.

En juillet, les rebelles ont lancé une offensive contre la ville, la plus importante du pays et, auparavant, la capitale commerciale, prenant rapidement le contrôle de plusieurs quartiers. La bataille s'est depuis enlisée dans une guérilla urbaine sanglante qui a transformé des quartiers en champs de ruines et forcé des milliers d'habitants à prendre la fuite.

Dimanche, toujours, le photographe pigiste français Olivier Voisin, qui avait été blessé jeudi et transporté en Turquie pour y être soigné, est mort de ses blessures dans un hôpital d'Istanbul, a annoncé le ministère français des Affaires étrangères.