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24/02/2013 03:14 EST | Actualisé 25/04/2013 05:12 EDT

Les sages-femmes du Québec manifestent pour obtenir de meilleurs salaires

File photo dated 19/02/08 of a midwife and a pregnant woman as fertility experts have claimed that women who suffer recurrent miscarriages may actually be "super-fertile".
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File photo dated 19/02/08 of a midwife and a pregnant woman as fertility experts have claimed that women who suffer recurrent miscarriages may actually be "super-fertile".

Les négociations piétinent entre le gouvernement du Québec et les sages-femmes, dont le contrat de travail est échu depuis 2005.

Celles-ci ont organisé une manifestation, dimanche après-midi, devant l'Agence de santé et des services sociaux de Montréal, dans le but d'accélérer les pourparlers amorcés à l'automne 2011.

Le Regroupement des sages-femmes du Québec exige notamment la majoration du salaire versé pour les heures de garde de ses membres. Le syndicat affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) fait valoir que le taux horaire de 1 $, en vigueur depuis 2004, devrait être le même que celui des infirmières, qui gagnent l'équivalent d'une heure de salaire pour chaque quart de garde de huit heures.

Les sages-femmes demandent aussi de pouvoir toucher des primes pour les horaires atypiques avec lesquels elles doivent souvent composer.

Le syndicat fait valoir que le travail des sages-femmes rencontre l'objectif triple du système santé, soit augmenter la satisfaction vis-à-vis des soins reçus, améliorer la santé de la population et réduire les coûts par personne.

Sa présidente, Claudia Faille, sous-entend que ses membres sont victimes de discrimination sexuelle.

« Si c'était un groupe exclusivement masculin qui faisait notre travail, je ne crois pas qu'on serait où on en est aujourd'hui », a-t-elle affirmé, en entrevue.

Cette impasse survient moins d'une semaine après que la ministre déléguée aux Services sociaux, Véronique Hivon, ait annoncé que les familles de Lanaudière pourront bientôt bénéficier de services de sages-femmes.

Moins de trois pour cent des femmes au Québec ont recours à des sages-femmes pour leur accouchement, mais selon un sondage CROP réalisé en 2010 pour le compte de la CSN, 26 pour cent des femmes souhaiteraient donner naissance à l'extérieur d'un hôpital.

Québec solidaire a exprimé sa solidarité avec les sages-femmes qui manifestent dimanche.

« Les sages-femmes ont raison de demander au ministre [de la Santé] Réjean Hébert de les reconnaître financièrement à leur juste valeur comme les autres professionnelles du réseau de la santé », affirme dans un communiqué Amir Khadir, député de Mercier. M. Khadir dit espérer que « le ministre actuel, sensible aux besoins de la population, agisse avec plus de détermination que le précédent gouvernement. »

Québec solidaire demande aussi à ce que la formation des sages-femmes soit mieux soutenue par le gouvernement.

Le Regroupement des sages-femmes du Québec représente environ 160 membres, dont une vingtaine d'étudiantes de l'Université du Québec à Trois-Rivières.