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24/02/2013 04:22 EST | Actualisé 26/04/2013 05:12 EDT

La Commission Charbonneau entendra l'ancien fonctionnaire Robert Marcil

MONTRÉAL - La Commission Charbonneau se prépare à entendre l'ex-directeur du service des travaux publics de la Ville de Montréal Robert Marcil.

Ce dernier devrait amorcer son témoignage lundi, la comparution de l'enquêteur Guy Desrosiers étant presque complété.

Le nom de Robert Marcil a été évoqué à de nombreuses reprises depuis le début de la Commission Charbonneau.

L'entrepreneur Giuseppe Borsellino a notamment reconnu avoir payé l'essentiel de ses dépenses lors d'un voyage en Italie à l'automne 2008 —dépenses évaluées à plus de 50 000 $. S'agissait-il d'un retour d'ascenseur pour avoir accordé un contrat de 5 millions $ sans appel d'offres à l'entreprise de M. Borsellino, Construction Garnier? La commission tente de le démontrer.

Robert Marcil a démissionné à l'été 2009 après que la Ville de Montréal eut ouvert une enquête à ce sujet. Il est aujourd'hui employé par le Groupe SM, une autre firme qui soumissionne régulièrement auprès de la municipalité. Selon les listes dévoilées par les enquêteurs de la commission, il est un habitué du fameux club privé 357c, où il a souvent été invité par l'entrepreneur Paolo Catania.

Jeudi, l'enquête Guy Desrosiers a relevé que la Ville de Montréal avait relevé des lacunes dans la gestion des coûts des infrastructures routières dès 1997. M. Marcil devra expliquer son inaction dans ce dossier.

Il sera également questionné sur ses liens avec Nicolo Milioto, décrit comme la courroie de transmission entre la mafia montréalaise et l'industrie de la construction, qui a confié la semaine dernière l'avoir invité au mariage de sa fille.

Le 29 janvier, M. Marcil publiait un communiqué de presse dans lequel il écrivait ne jamais avoir reçu de pots-de-vin.

Les ingénieurs à la retraite Gilles Surprenant et Luc Leclerc, qui travaillaient sous ses ordres, ont pourtant affirmé le contraire devant la Commission, de même que Michel Lalonde, de la firme Génius Conseil.

L'entrepreneur Michel Leclerc, de Terramex, l'a également mis en cause en novembre dernier, affirmant avoir été approché par M. Marcil pour l'octroi d'un contrat douteux en échange de faux extras.