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24/02/2013 11:54 EST | Actualisé 26/04/2013 05:12 EDT

Jennifer Lawrence, un électron libre dans la cour des grands d'Hollywood

L'actrice américaine Jennifer Lawrence, récompensée dimanche par l'Oscar de la meilleure actrice, fait figure d'électron libre dans le paysage hollywoodien, dont elle raille volontiers la superficialité tout en étant l'une des ses étoiles montantes.

A 22 ans, cette blonde aux yeux bleus originaire du Kentucky entre dans la cour des grandes du cinéma américain, grâce à son rôle de jeune veuve perturbée dans la comédie romantique "Happiness Therapy".

Elle est aussi l'une des plus jeunes actrices à remporter l'Oscar pour un rôle principal, derrière la comédienne sourde Marlee Matlin, récompensée pour "Les enfants du silence" en 1987, à l'âge de 21 ans.

Jennifer Lawrence s'est imposée à Hollywood à la vitesse de l'éclair, avec un mélange très séduisant de sensualité et de fraîcheur, alliées à un caractère bien trempé et une absence notoire d'intérêt pour les tapis rouges.

Dans un entretien le mois dernier au magazine Entertainment Weekly, elle déclarait sans complexe tout le mal qu'elle pense de la faune hollywoodienne.

"Je suis très au fait de toutes les conneries qui entourent Hollywood, de tous ces gens qui se font mousser comme s'ils avaient trouvé le vaccin contre le cancer. Et ça me met très mal à l'aise à chaque fois", dit-elle.

"Du coup, je fais exactement l'inverse et je finis par dire +Je suis enceinte+ juste au moment où je suis dans deux franchises. C'est comme si inconsciemment je ne voulais plus travailler, comme si j'essayais de ruiner ma carrière !", ajoute-t-elle.

Le genre de blagues qui donnent des sueurs froides aux porte-paroles mais que Jennifer Lawrence peut se permettre, après être devenue, avec une poignée de films, une valeur sûre du box-office.

Car si la jeune femme n'est pas enceinte, elle est effectivement au générique de deux séries de films pesant des centaines de millions de dollars: "X-Men" et "Hunger Games", dont le deuxième volet sortira en novembre.

C'est pourtant par la porte plus discrète du cinéma indépendant que Jennifer Lawrence est entrée dans le monde du cinéma, après avoir fait ses armes dans quelques séries télévisées ("Cold Case: affaires classées" ou "Médium").

Après un rôle d'adolescente dépressive dans "Loin de la terre brûlée" de Guillermo Arriaga, elle sidère le public du Festival du cinéma indépendant de Sundance avec son rôle de jeune femme partant sur les traces de son père dans "Winter's Bone". Le film gagne le grand prix du jury, et le beau visage et la voix légèrement rauque de Jennifer Lawrence sont définitivement sur orbite.

On la voit ensuite, toujours à Sundance, dans "Like Crazy" (2011) de Drake Doremus et, la même année, dans "Le complexe du castor" de Jodie Foster.

L'année 2012 est un grand cru pour l'actrice, qui séduit la terre entière avec "Hunger Games" -- 700 millions de dollars de recettes dans le monde. Elle y interprète Katniss Everdeen, une adolescente engagée dans une lutte à mort avec 23 autres candidats, retransmise en direct à la télévision devant les masses d'une société futuriste.

Enfin, elle s'impose dans la comédie romantique "Happiness Therapy", qui lui a valu une flopée de prix, dont un Golden Globe qu'elle avait accepté avec son habituel franc-parler et une franchise peu commune.

A Harvey Weinstein, distributeur du film et redoutable chasseur de trophées pour ses protégé(e)s, elle avait lancé: "Harvey, merci merci d'avoir tué toutes celles qu'il fallait pour que je sois ici ce soir'.

rr/jca