NOUVELLES
22/02/2013 08:21 EST | Actualisé 24/04/2013 05:12 EDT

Syrie: HRW demande un accès aux prisons après la mort d'un militant détenu

Human Rights Watch (HRW) a exigé vendredi un accès aux prisons et centres de détention en Syrie pour les observateurs internationaux, après la mort en détention d'un militant pacifiste, Omar Aziz, et celle présumée d'un autre militant des droits de l'Homme, Ayham Ghazzoul.

"La mort de M. Aziz et celle crainte de M. Ghazzoul viennent encore rappeler la nécessité de lever le voile du secret des prisons en Syrie", a indiqué la responsable de HRW pour le Moyen-Orient, Sarah Leah Whitson, dans un communiqué.

"Le gouvernement doit accorder aux observateurs internationaux (spécialistes des conditions) de détention, un accès immédiat et libre aux prisons et centres de détention, officiels et non officiels", a-t-elle ajouté.

Omar Aziz, 64 ans, est mort samedi de complications cardiaques après avoir été transporté à l'hôpital militaire de Harasta, dans le quartier de Mazzé à Damas, a indiqué un proche de la victime à HRW.

Rentré en 2011 en Syrie, où il participait au transport de l'aide humanitaire dans la périphérie de Damas, M. Aziz avait été arrêté chez lui le 20 novembre par des agents des Renseignements de l'Armée de l'air.

Selon un témoin, il a été gardé au secret à Mazzé, partageant une cellule de 4 m2 avec 85 autres prisonniers. Il vivait dans le froid et était mal nourri.

Sa famille a appris son décès par un de ses co-détenus, selon l'ONG.

La mort du militant des droits de l'Homme, Ayham Ghazzoul, 26 ans, a été pour sa part rapportée par un ancien prisonnier détenu avec lui dans le centre 215 des Renseignements militaires, à Kafar Soussé, dans le sud-ouest de Damas.

L'ancien détenu a affirmé que M. Ghazzoul était mort le 9 novembre des suites de ses blessures. Quatre jours plus tôt, il avait été battu par des membres du Syndicat national des étudiants, proche du régime, et deux miliciens pro-gouvernementaux qui le transportaient au centre de détention.

Evoquant la pratique "répandue de la torture et des informations glaçantes de morts en détention", HRW a demandé à "la communauté internationale, à commencer par les alliés de la Syrie" de faire "pression sur le gouvernement pour faire cesser ces abus".

am/tg/cco