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22/02/2013 07:32 EST | Actualisé 24/04/2013 05:12 EDT

Haïti doit veiller à ce que Duvalier ne fuie pas la justice de son pays (ONG)

Amnesty International a appelé les autorités haïtiennes vendredi à s'assurer que Jean-Claude Duvalier, assigné à comparaître devant la justice, ne quitterait pas le pays, l'ancien dictateur ayant, selon l'ONG, obtenu un passeport diplomatique.

La représentante de l'organisation de défense des droits de l'Homme, Béatrice Vaugrante, a demandé aux autorités de "prendre toutes les mesures nécessaires pour amener Duvalier devant la cour et s'assurer qu'il ne partira pas en dehors du pays étant donné qu'il s'est vu gratifier d'un passeport diplomatique".

"L'absence de Duvalier à trois audiences a été un affront pour la justice et un irrespect envers les victimes", a-t-elle dénoncé, lors d'une conférence de presse.

Jeudi, un juge haïtien a exigé que l'ancien dictateur, visé par plusieurs plaintes d'ex-opposants, se présente en personne devant le tribunal pour être entendu par la justice, après trois convocations boudées.

Jean Claude "Baby Doc" Duvalier a régné sur Haïti de 1971 à 1986, héritant du pouvoir de son père François "Papa Doc" Duvalier (1957-1971). Sur les deux périodes, soit près de trois décennies, on compterait plus de 300.000 victimes dans le pays.

"On parle d'arrestations illégales, de tortures, de détentions arbitraires, de meurtres, de disparitions forcées et d'exécutions sommaires", a énuméré la représentante d'Amnesty International.

Human Rights Watch a de son côté présenté l'affaire Duvalier comme "un test pour la justice haïtienne", lors d'une conférence de presse.

Le Collectif contre l'impunité en a également appelé au maintien de la pression sur Duvalier. "Nous espérons que la justice va avoir le courage de continuer à faire triompher le droit", a déclaré la responsable de l'association, Danielle Magloire.

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