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22/02/2013 11:47 EST | Actualisé 24/04/2013 05:12 EDT

Des liens, mais pas de transfusion

Le procès de l'affaire Puerto offre ses premières contradictions. Deux cyclistes espagnols, Angel Vicioso et Marcos Serrano, ont témoigné vendredi pour préciser leurs liens avec le Dr Fuentes.

Angel Vicioso (Katusha) a nié avoir reçu la moindre transfusion sanguine d'Eufemiano Fuentes, principal accusé de cette affaire de dopage. Pour sa part, Marcos Serrano a contredit le témoignage de l'ancien directeur d'équipe Manolo Saiz, l'un des cinq coaccusés. Il a mentionné qu'il n'avait jamais tenté d'obtenir de traitement médical de la part du Dr Fuentes.

Vicioso a rappelé qu'il avait roulé avec l'équipe Kelme de 1999 à 2002 quand le Dr Fuentes était le médecin de l'équipe.

« J'ai continué à consulter Fuentes entre 2004 et 2006 quand j'étais avec Liberty Seguros, pour des consultations épisodiques. Comme je le connaissais de mes années avec Kelme, je pensais qu'il pourrait m'aider. Mais je n'ai reçu aucune transfusion sanguine de sa part, ni aucun médicament », a dit Vicioso par vidéoconférence.

Confronté à des plans d'entraînement à son nom, où figuraient des symboles de la main du Dr Fuentes faisant a priori référence à des extractions puis à des réinjections de sang, Vicioso a dit ne jamais avoir vu ces documents.

Marcos Serrano a expliqué que son hospitalisation lors du Tour d'Italie 2006 était due à « une infection virale », et non à un choc anaphylactique, soit une transfusion sanguine non compatible.

« J'ai commencé à me sentir mal dans les premières étapes. Et le soir de la 12e étape, comme j'avais de la fièvre et des douleurs articulaires, on m'a conduit à un centre de santé. On a alors diagnostiqué une infection virale », a-t-il raconté par vidéoconférence depuis Vigo (nord-ouest).

Serrano a nié avoir reçu la moindre transfusion sanguine du Dr Fuentes, avec lequel il dit avoir travaillé de 1994 à 1998, au sein de l'équipe Kelme.

Les policiers ont retrouvé 200 poches de sang au domicile du Dr Fuentes en 2006. Au moment de l'enquête policière, le dopage n'était pas illégal en Espagne. Les coaccusés font face à des accusations d'avoir mis en danger la santé des cyclistes qu'ils auraient aidés à se doper.