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22/02/2013 01:06 EST | Actualisé 24/04/2013 05:12 EDT

Coupes budgétaires aux Etats-Unis: conséquences pour le transport aérien (ministre)

Fermeture de tours de contrôle, vols retardés ou annulés: le transport aérien américain subira les conséquences directes des coupes budgétaires qui se profilent début mars sauf accord de dernière minute au Congrès, a prévenu vendredi le ministre des Transports.

"Des vols vers des grandes villes comme New York, Chicago et San Francisco pourraient connaître des délais de 90 minutes pendant les heures de pointe parce que nous aurons moins de contrôleurs", a affirmé Ray LaHood, invité surprise au point de presse quotidien de la Maison Blanche.

M. LaHood a estimé que l'entrée en vigueur de coupes budgétaires généralisées, conséquences de précédents marchandages non aboutis entre démocrates et républicains au Congrès, contraindrait l'autorité fédérale de l'aviation civile (FAA) à devoir économiser 600 millions de dollars.

La FAA pourrait devoir mettre la quasi-totalité de ses 47.000 employés en congé sans solde un jour par semaine, et "une fois que les compagnies aériennes auront pris la mesure des conséquences potentielles de ces congés, nous nous attendons à ce qu'elles (...) annulent des vols", a-t-il ajouté.

M. LaHood a aussi révélé que son ministère avait entrepris des consultations avec les syndicats pour envisager la fermeture de 100 tours de contrôle situées dans des aéroports secondaires.

Le secrétaire aux Transports, qui a annoncé son départ prochain, est le seul républicain à siéger actuellement dans le gouvernement de Barack Obama, et a représenté l'Illinois (nord) pendant 14 ans à la Chambre des représentants.

"J'exhorte mes anciens collègues à trouver une solution à ce problème quand ils reviendront (de vacances) lundi prochain", a-t-il souligné.

Faute d'accord sur une réduction du déficit, une cure d'austérité va se mettre en place à partir du 1er mars, et des centaines de milliers d'emplois publics et parapublics pourraient être menacés.

Les républicains majoritaires à la Chambre, frustrés du compromis du Nouvel An qui prévoit une hausse d'impôts pour les plus riches, exigent de profondes réductions des dépenses, en particulier des budgets sociaux, et refusent toute hausse supplémentaire de la fiscalité dont le président Obama se fait l'avocat.

tq/sam

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