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22/02/2013 12:30 EST | Actualisé 24/04/2013 05:12 EDT

Aluminerie de Bécancour: les travailleurs acceptent le rapport de conciliation

Les travailleurs de l'Aluminerie de Bécancour ont accepté à 77,5 pour cent le rapport de conciliation élaboré par une médiatrice du ministère du Travail.

C'est ce qui est ressorti après la deuxième et dernière assemblée syndicale des travailleurs, qui s'est tenue vendredi avant-midi à Trois-Rivières. Selon le Syndicat des Métallos, le vote a obtenu un « fort taux de participation. »

Dans leur nouvelle convention collective, les travailleurs ont obtenu une augmentation salariale de 13 pour cent sur cinq ans ainsi qu'une bonification de leur régime de retraite. Ils ont en contrepartie accepté que huit pour cent des postes soient abolis par attrition, ce qui représente environ 60 postes.

« Ce n'est pas le scénario idéal. Nos membres étaient prêts à poursuivre la bataille, mais nous avons choisi de recommander l'adoption du rapport de conciliation. Nous avions la conviction qu'un conflit ne nous aurait pas permis d'obtenir un meilleur contrat dans les circonstances. C'était un compromis inévitable pour qu'il y ait un règlement », explique le président de la section locale 9 700 des Métallos, Clément Masse.

Dans un communiqué de presse, la direction de l'A.B.I. a dit que le nouveau contrat de travail, d'une durée de cinq ans, sera en vigueur jusqu'au 22 novembre 2017.

Conflit de travail évité

Samedi, les négociateurs patronaux et syndicaux ont accepté le rapport de la médiatrice du ministère du Travail. Les représentants syndicaux vont recommander à leurs instances de l'entériner.

La convention collective des 900 employés de l'Aluminerie de Bécancour est venue à échéance le 22 novembre. Depuis ce temps, les syndiqués avaient le droit de grève et la compagnie avait le droit de déclencher un lock-out.

Les syndiqués reprochaient à l'employeur de réclamer de nouvelles concessions, alors qu'ils en avaient déjà accepté en 2009 pour faire face à une crise qu'ils estiment maintenant terminée. Plusieurs craignaient qu'un conflit de travail n'entraîne la fermeture définitive de l'usine.

L'intervention de la conciliatrice du ministère du Travail avait permis une reprise des pourparlers, le 10 février dernier.